lundi 23 mars 2015

Les Voleurs de rivière de Michael Crummey

Résumé
En ces premières années du XIXe siècle, l'officier de marine David Buchan débarque à Terre-Neuve dans la baie des Exploits : il a reçu pour mission de la Couronne britannique d'établir des contacts avec les Béothuks, une population indienne menacée d'extinction. Lorsque Buchan s'adresse aux membres les plus influents de la colonie, les Peyton, il pénètre dans un monde obscur d'allégeances et de vieilles rancunes. Celui qui deviendra son allié, John Peyton junior, maintient un équilibre inconfortable entre ses problèmes de conscience et le respect qu'il doit à son père - un patriarche autoritaire ayant une réputation d'impitoyable persécuteur d'Indiens. […]

Mon avis (Lu il y a un bout)
Lorsque je lis de ce genre de roman tiré de fait historique ou même divers, que celui-ci relate la cruauté de l’être humain, de l’homme blanc se croyant supérieur à toutes races, je ressors de ma lecture complètement chamboulée. Pourtant ce n’est pas le premier que je lis se rapportant à ce genre de propos mais je ne m’habituerai jamais. Mon cœur chavire à chaque fois bien que ma peau n’ait plus l’apparence de celle de mes ancêtres.
Mais ce roman n’est pas que ça et l’histoire est quand même fort bien racontée par un auteur respectueux des faits et des lieux. Ses personnages sont très prenants comme Buchan, Cassie, même les plus détestables, le vieux Peyton en est un bon exemple et dès les premiers chapitres, l’envie d’en savoir plus est omniprésente.

Se déroulant à Terre-Neuve, au tout début du 19e siècle, les conditions n’étaient pas toujours favorables concernant la bonne entente entre les blancs et les amérindiens de la nation des Béotucks. Conflits, prise de territoire, beuverie, conditions de vies très difficiles mais aussi des êtres courageux, déterminés essayant de vivre dans une contrée rude et sauvage, tout ça amenant inévitablement de la discorde. Puis, pour certains, une cruauté secrète qui se dévoile peu à peu…

Un bon roman, bien écrit, bien détaillé comme les lieux et la nature à tel point que je me croyais assise au bord d’une rivière à certains moments. Un bouquin qui se lit facilement et même si certains passages m’ont bouleversée, j’ai beaucoup aimé. De plus, pour un autre côté de l’histoire canadienne, celle qu’on n’enseigne pas à la petite école mais qui devrait l’être, c’est à lire et découvrir.

Les Voleurs de rivière de Michael Crummey
Editions : Payot 2004

Aucun commentaire: