lundi 23 avril 2018

Petits ajouts livrés par monsieur le facteur.

 Plein Sud, Suzanne Marchand 

Le jour où Marie Leblanc ne supporte plus les manipulations de son mari narcissique ainsi que de leur vie de couple monotone, elle saute dans sa voiture et fonce droit vers les États-Unis. Sa destination: une maison louée à Blue Parrot Key, en Floride, où elle compte prendre le temps de se reconstruire. Et de réfléchir à son avenir. En pleine nuit, dans une halte routière, deux inconnus installent une boîte sous l’aile de la voiture de Marie. À son insu, la jeune femme devient la mule de Fayçal Jibril, un sinistre trafiquant américain prêt à tout pour protéger sa marchandise… Un roman dans lequel l’expression «être au mauvais endroit au mauvais moment» prend tout son sens.

La Fille de Maggie, Joanna Goodman
                                                          Guy Saint-Jean 

L’épopée déchirante d’une mère pour retrouver sa fille dans le Québec des années 1950.  Élodie est soumise, comme des milliers d’orphelins de Duplessis, à une existence tragique. Invisible et abandonnée de tous, elle parvient, à force de détermination et de résilience, à endurer les horribles sévices qui lui sont infligés. Enfin libérée à l’âge de dix-sept ans, elle est projetée sans repères dans un monde inconnu et terrifiant. Au fil des ans, les destinées de Maggie et d’Élodie s’entrecroisent sans se toucher. 

Voyages d'une vie,  Isabelle Marjorie Tremblay 

Rêver, planifier, partir. La grande voyageuse Isabelle Marjorie Tremblay relate pour la première fois des moments forts vécus sur les routes du monde, seule, en couple, en famille ou entre amis, au cours de quinze de ses périples les plus marquants. Dans cet ouvrage, elle plonge dans des impressions intimes qui l'ont menée à un voyage encore plus grand : celui que l'on fait en soi. Ces expériences sont l'occasion de penser à son prochain itinéraire, car il ne suffit pas de rêver pour partir. Il faut aussi s'organiser, ce pour quoi l'auteure propose un aspect pratique à la suite de chaque récit, très différents les uns des autres. 

dimanche 22 avril 2018

Poudreries, Éloïse Simoncelli-Bourque


Un hiver à glacer le sang… Un neuropsychiatre meurt assassiné dans sa luxueuse résidence nichée au coeur du mont Saint-Bruno. À proximité, on découvre des carcasses de chevreuil sanguinolentes.
Non loin de là, dans la métropole, la fille de l’inspecteur Scolvic sombre dans la toxicomanie et fugue un soir de poudrerie. 
Au cours de ces jours d’hiver, la journaliste Élisa Morinelli, à peine sortie d’une sévère dépression, s’intéresse à l’univers trouble de l’industrie pharmaceutique… Pour ajouter à sa morosité, son couple bat de l’aile. Et pourtant, malgré eux, elle et son conjoint se trouveront bientôt mêlés à l’enquête sur le meurtre du neuropsychiatre. 

Mon avis
Je ne sais pas si la frénésie de lire que je ressens depuis quelques temps est trop intense mais on dirait que ma rage a décidé de m’offrir une pause dans mes coups de coeur littéraires car quelques-unes de mes dernières lectures ne m'ont pas trop emballée et se sont conclues par un très bien, un bon moment, une déception et un… abandon. Et ce dernier roman de Éloïse Simoncelli-Bourque arrive en deuxième position : celle d’un bon moment de lecture mais sans plus. Pourtant j’attendais Poudreries avec intérêt d’autant plus que j’avais bien aimé Crachin le tout premier roman de l’auteure.

En fait, ce deuxième opus n’est pas mauvais et le talent de Éloïse Simoncelli-Bourque est indéniable mais dans Poudreries j’ai ressenti ce désir de l'auteure: celui de vouloir trop en faire. Comme si elle en avait tellement à nous raconter que par moments, je me suis perdue. Bien des personnages, plusieurs intrigues, meurtres, disparition, fugue, maladie mentale, trafics de médicaments bref, de quoi aiguiser notre intérêt oui mais aussi notre patience. Voilà pourquoi mon plaisir de lecture des premiers chapitres s’est amoindri par la suite. J'ai perdu patience au travers un trop plein de détails qui ajoutent encore à l’histoire déjà assez complexe selon moi.

Malgré tout, je n’ai pas détesté ce roman. Mêlant environnement, histoire, abus des compagnies pharmaceutiques, toxicomanie et enquête policière, l’auteure a réussi à bien doser fiction et réalité en nous portant à réfléchir sur certains problèmes actuels. De plus j’ai apprécié retrouver quelques-uns des personnages qui ont fait les beaux jours de Crachin comme la journaliste Élisa Morinelli, l‘inspecteur Scolvic et  Hugue Brisset par exemple.
Finalement, malgré quelques bémols qui m’ont agacée, l’auteure a du talent et ce n’est pas quelques manquements dans ce dernier récit qui vont m’empêcher de lire ses prochains écrits.

Poudreries, Éloïse Simoncelli-Bourque
Fides, 2018

Autre roman de l'auteure sur ce blogue: Crachin

vendredi 20 avril 2018

Ne désespérez pas....


Ami.e.s lecteurs/lectrices, ne perdez pas patience mes billets de lectures s'en viennent. Mon retard n'est pas dû à une panne de lecture bien au contraire! Plutôt une rage de lire qui m'a poussée à remettre à plus tard mes billets. Heureusement je suis une adepte de carnet de notes dans lequel j'écris tout de ce que je retiens de mes lectures. Alors, un peu de patience encore et je vous reviens avec mes belles rencontres littéraires mais aussi quelques déceptions malheureusement.
Finalement, je désire faire quelques changements ici alors ne désespérez pas et merci d'être là.

mardi 10 avril 2018

Le couple d’à côté, Shari Lapena

Anne et Marco sont invités à dîner chez leurs voisins. Au dernier moment, la baby-sitter leur fait faux bond. Qu'à cela ne tienne : ils emportent avec eux le babyphone et passeront toutes les demi-heures surveiller le bébé. La soirée s'étire. La dernière fois qu'ils sont allés la voir, Cora dormait à poings fermés. Mais de retour tard dans la nuit, l'impensable s'est produit : le berceau est vide." Pour la première fois, ce couple apparemment sans histoire voit débarquer la police chez lui. Or, la police ne s'arrête pas aux apparences... Qu'est-ce que l'enquête va bien pouvoir mettre à jour ?


Après avoir lu quelques bonnes critiques, il me tardait de lire ce roman dont on disait grand bien. Donc dès réception, j’ai mis de côté ce que j’étais en train de lire pour me consacrer entièrement à ce thriller mais je ne vous cacherai pas qu’au bout du compte, cette lecture ne m’a pas vraiment emballée. Pourtant, dès les premières pages, l’histoire semblait prometteuse mais plus je tournais les pages moins mon intérêt grandissait, bien au contraire. 

Le suspense est tombé à plat trop tôt car la fin de l’histoire se devine assez facilement et j’avoue que lorsque l’effet de surprise n’est plus au rendez-vous dans une lecture, je perds vraiment plaisir à poursuivre celle-ci. Finalement j’ai tenu bon en me disant que si ce roman connaissait un tel succès, il devait y avoir une raison et j’avoue que je suis têtue, je voulais savoir et j’ai su!! Longueurs et  répétitions, des personnages qui m'ont laissée indifférente puis cette sensation de déjà lu qui ne m'a pas quittée jusqu'au point final; oui ça m'a déçue.
Je m’attendais à plus mais j’admets que ce roman n’est pas une catastrophe; que si vous recherchez une lecture qui ne vous casse pas trop les méninges, disons une lecture de vacances par exemple, bien ce roman vous divertira.

Au final, comme écrit en introduction de ce court billet, j’avais hâte de le découvrir ce bouquin. Peut-être trop hâte en fait et le résultat est que l’auteure n’a pas réussi à gagner mon intérêt; je ne suis jamais entrée dans l’histoire. Dommage.

Le couple d'à côté. Shari Lapena
Presses de la Cité, 2017

mercredi 4 avril 2018

Polatouches, Marie-Christine Bernard


« — Un polatouche, souffla-t-il.
— Un quoi ?
— Un écureuil volant… C'est rare qu'on en voie… ils ont peur de tout. C'est tranquille vrai par ici pour qu'ils se tiennent proches des maisons comme ça. Viens, faut pas lui faire peur. Il est chez lui, ici. »
Réfugiée dans le chalet de ses parents, Stéphanie réfléchit à son couple et à une éventuelle sortie du placard. Sa compagne, Josée, élevée par des Blancs et refusant ses origines cries, est prête à se marier et à fonder une famille. Elle, surtout pas. Avec son meilleur ami, Claude, elle observe les animaux aux alentours et fait connaissance avec ses voisins, accueillants mais de plus en plus bizarres. Elle ne répondra à cette question qui la ronge : Qui es-tu ?, qu'au moment où tomberont les masques.

Depuis ma première lecture de la plume de Marie-Christine Bernard, jamais je n’ai été déçue alors laissez-moi vous dire que ce ''petit dernier'' je l’attendais depuis un bout.  Une fois de plus l’auteure a réussi le pari car je suis encore sous le charme de cette histoire mêlant quête identitaire, amour, amitié et monstres légendaires au réalisme frappant. Un roman dont les personnages principaux, aux origines et caractères différents, ont plusieurs points en commun parmi lesquels l’acceptation de soi.

Il y a Stéphanie et Josée. Leur couple bat de l’aile depuis quelques temps car Josée, désireuse de fonder une famille, se butte au refus de Stéphanie qui ne veut pas dévoiler leur union à ses proches comme à ses collègues de peur d’être rejetée. Puis il y a Claude, le fidèle ami de Stéphanie, qui devra démontrer de la patience face à la jalousie de Josée et tout autant envers le scepticisme de celle-ci concernant ses liens de sang.
''Ah ouais, Cœur de Tonnerre cherche ses racines. C’est dans tes livres, pis dans ta tête, tout ça, Claude. […] As-tu un numéro de bande, toi? Moi, oui. J’en ai un, pis j’suis pas plus indienne que toi.'' 

Dans Polatouches il est beaucoup question de choix, d’héritage culturel et d’introspection. L’intrigue y est fort bien menée et devient de plus en plus intense par le climat d’horreur que Marie-Christine Bernard a habilement introduit au fil de l’histoire. Bref, un récit touchant, passionnant et angoissant à la fois.

J’ai aimé que l’auteure mette en avant autant la différence, les préjugés, la difficulté de s’assumer que l’amitié, l’amour et le courage. J’ai aussi bien apprécié les rapprochements qui se sont créés entre certains protagonistes.

Au final, mon attente du dernier roman de Marie-Christine Bernard n’a pas été vaine et je ressors de cette lecture vraiment comblée.

Polatouches, Marie-Christine Bernard
Stanké éditions, 2018

Autres romans de l'auteure sur le blogue : 
Autoportrait au revolver Matisiwin - Mademoiselle Personne - Monsieur Julot - Sombre peuple

vendredi 30 mars 2018

Au revoir Bandit

Photo: @ J.Pelletier /SueF 2017

Il y a quelques heures mon Bandit d'amour, mon compagnon de lectures à quatre pattes a quitté pour le paradis des minous.
Tu m'as offert près de 17 ans de bonheur, de caresses, d'amour, de tendresse et de réconfort. Je ne t'oublierai jamais.  Bon voyage et surtout, repose-toi, tu l'as bien mérité.

mardi 27 mars 2018

Quelques billets à venir



Billets de lectures à venir:
Polatouches,  Marie-Christine Bernard
La ville allumette, Maureen Martineau
Poudreries, Éloïse Simoncelli-Bourque
Le couple d’à côté, Shari Lapena
Ici,ailleurs, Matthieu Simard
Une histoire des abeilles, Maja Lunde
Et un bon nombre encore mais je vous épargne les titres ce serait trop long.
Je vais tenter de combler mon retard, du moins je l'espère fort.
Discipline, discipline.