samedi 24 septembre 2016

Quelques livres reçus...

... en ce début d'automne.
Ils vont rejoindre ma pile à lire car je suis à peaufiner plusieurs chroniques sur mes lectures terminées. (Je sais, je sais, je me répète sur ces billets en retard mais ça m'encourage.)






jeudi 22 septembre 2016

La Fille dans le placard tome 1, Chantal Brunette


À quelques heures de son mariage, Maxime Lafleur (oui, c'est bien une fille !) revient sur des passages turbulents de sa vie amoureuse. Frencheuse compulsive, elle recherchait à l'époque le candidat qui lui ferait ressentir les fameux papillons. Lors d'un voyage d'études, elle découvre que son prince charmant pourrait en fait être une princesse, car elle pense éprouver des sentiments pour sa meilleure amie, Carrie. L'idée qu'elle pourrait être lesbienne la tourmente. Elle n'avait pas envisagé un tel scénario…
Pour oublier, elle multiplie les conquêtes masculines. À une fête, elle fait la connaissance d'une jolie pompière qui sème à nouveau le doute dans son esprit. Confuse, Maxime cherche à obtenir des réponses par tous les moyens. En cours de route, elle fera toutes sortes de rencontres ; dans la vie, rien n'arrive pour rien…

Mon avis
D’entrée de jeu j’avoue que je suis vraiment récalcitrante à lire le ''Chick-lit'' ou encore des romans qualifiés ''roman rose'' mais lorsque j’ai reçu ce livre en service de presse et que j’ai comme règle de lire ce que l’on m’envoie gentiment, je me suis mise à sa lecture et ô surprise; je n’ai pas détesté.

Dans ce roman, la narratrice, Maxime Lafleur, le jour de son mariage, se remémore bien des anecdotes, aventures et événements qui l’ont menée jusqu’où elle est rendue maintenant. Bien sûr le thème principal part de son questionnement sur son orientation sexuelle à travers plusieurs rencontres et expériences vécues et l’auteure nous présente La fille dans le placard comme une histoire parfaitement plausible et plaisante à lire.
De plus, Chantal Brunette a su éviter toutes formes de stéréotypes et clichés concernant l’homosexualité comme par exemple les lesbiennes sont toutes masculines ou encore les gais sont tous ‘’fofolles’’ et efféminés et bla bla! Bien au contraire, à travers le parcours de Maxime, elle aborde avec respect la différence tout en y ajoutant des pointes d’humour ce qui n’est pas désagréable du tout.

En résumé avec une héroïne attachante, avec ses côtés autant touchants qu’amusants, La Fille dans le placard offre un joli moment de lecture.

La Fille dans le placard tome 1, Chantal Brunette
Libre expression 2016


Merci aux éditions Libre expression pour l'envoi.

samedi 17 septembre 2016

Vie de Rosa, François Barcelo

 

«Si, dans cent ans, on lit encore un de mes livres, j'aimerais que ce soit Vie de Rosa. Les personnages sont fictifs, les événements sont imaginaires et les lieux sont inventés. Mais ils vous seront bizarrement familiers, parce que le vingtième siècle en Amérique est présent à toutes les pages, avec ses beautés et ses horreurs: l'antisémitisme, la guerre, la situation des femmes, la religion, le racisme, le chômage, la misère, la folie, la cupidité. Bref, la vie. Pas seulement celle de Rosa: la vôtre aussi, peut-être

Mon avis
Rosa Larose vient de Saint-Anges-des-Monts, petit village perdu du bout du monde où même le soleil semble ne s’y rendre que rarement. Dans ce petit lieu que l’on dit de Bas–Pays il ne se passe que peu de choses car ses habitants ne sont pas bien invitants, racistes sur les bords et préservent farouchement leur petit chez-soi à l’abri de regards malveillants. Mais un certain matin de brouillard vont débarquer des soldats parlant le ''blauque'' à la recherche d’ennemis qui se seraient échoués sur la plage longeant le petit village et Rosa, par le coup du sort, va se rendre à son boulot de sacristaine en passant par la plage d’où une rencontre malheureuse  va complètement bouleverser sa vie.

Le cours de l’histoire va changer et la jolie Rosa va quitter sa campagne natale pour la ville où elle croisera des êtres attirants pour certains et manipulateurs pour d’autres qui lui feront connaître autant de belles aventures que de terribles déceptions ce qui mènera la belle dame vers un destin inattendu.

Cette histoire n’est pas essentiellement axée sur la vie de Rosa Larose. L’auteur nous offre aussi de très beaux personnages gravitant tout autour; d’attachants et de bizarres protagonistes avec leur vie, leurs passions, leurs espoirs et aussi leurs rêves déçus. Des êtres tantôt charismatiques au tempérament fort comme le beau Jack ou tantôt des petites gens bien ordinaires comme Melville qui, pour se faire remarquer s’invente une autre vie.  Finalement, aux côtés de ces êtres, le parcours de Rosa sera partagé entre la misère, le pouvoir religieux, la luxure, la richesse et l’abandon.

Y’a pas à dire avec Vie de Rosa, François Barcelo  nous réserve bien des rebondissements en sachant parfaitement nous mener là où il le veut. Difficile de ne pas aimer ce genre de roman qui, malgré des instants difficiles, parfois lourds, n’est aucunement démoralisant car l’auteur se permet d’y déposer des brins d’humour là où il le faut; au bon moment.  À lire.

Vie de Rosa, François Barcelo
Fides 2015


Merci aux Éditions Fides et à Laurie-Anne Gohier pour l'envoi.

mercredi 14 septembre 2016

Tout n'est pas perdu, Wendy Walker


Résumé :
Alan Forrester est thérapeute dans la petite ville cossue de Fairview, Connecticut. Il reçoit en consultation une jeune fille, Jenny Kramer, quinze ans, qui présente des troubles inquiétants. Celle-ci a reçu un traitement post-traumatique afin d'effacer le souvenir d'une abominable agression dont elle a été victime quelques mois plus tôt. Mais si son esprit l'a oubliée, sa mémoire émotionnelle est bel et bien marquée. Bientôt tous les acteurs de ce drame se succèdent dans le cabinet d'Alan, et lui confient leurs pensées les plus intimes, laissant tomber leur masque pour faire apparaître les fissures et les secrets de cette petite ville aux apparences si tranquilles.

Mon avis
L’histoire s’ouvre sur une scène de viol. Celui d’une jeune fille de quinze ans Jenny Kramer.  Comme entrée ça choque et bouleverse y’a pas à dire et j’avoue que ce récit a joué sur mes émotions. Je me suis questionné sur bien des choses particulièrement sur certains détails rencontrés au fil de ma lecture.  Mais n’ayez crainte je n’ai aucunement l’intention de divulgâcher sur le contenu de cet excellent thriller. Cependant, laissez-moi vous en dire quelque peu en espérant que mes mots vous convaincront de lire à votre tour ce roman.

Dès le début c’est par la voix du narrateur, le psychiatre Alan Forrester,  que nous est décrite cette histoire très intrigante.  Suite au viol de la jeune Jenny, les médecins traitants,  avec l’accord de la mère,  vont lui administrer un traitement pour lui faire oublier ce qu’elle a subit. Mais la santé mentale de la jeune fille va aller en déclinant jusqu’à ce qu’elle tente de se suicider.  Jenny s’enfonce, sa famille et ses proches également. Donc chacun leur tour, ils vont se confier au psychiatre en racontant leurs émotions face à cette terrible épreuve. Chacun va se laisser aller dans leurs confidences en dévoilant leurs peurs, leurs souffrances et petit à petit, laisser transparaître des secrets trop longtemps enfouis.

De sacrés personnages peuplent ce roman. Outre le psychiatre et la jeune victime, on rencontre Charlotte, la mère pour qui tout doit rester impeccable surtout la réputation de la famille au détriment de son entourage. Puis Tom,  le père, qui n’aura de repos que lorsque l’agresseur sera retrouvé. Alors ce conflit d’idées et de valeurs va ajouter au malheur de leur fille Jenny et laisser des marques.

Cette histoire n’est pas qu’un thriller psychologique. Ce que nous offre l’auteure va au-delà du comportement pathologique des personnages, elle joue aussi sur les valeurs existentielles, les réflexions et les questionnements de ses personnages et, par le fait même, on se laisse prendre au jeu par nos propres interrogations. Ce fut mon cas car je me demande encore si, un tel traitement post-traumatique existait,  j’accepterais de me souvenir ou d'oublier!!   Et quels seraient les dommages collatéraux et conséquences si on s’amusait à effacer la mémoire des gens ?

Finalement, Tout n’est pas perdu est un thriller au suspens percutant dans lequel la manipulation mentale a une place de choix. Une histoire qui marque dès ses premières phrases jusqu’à la chute fort surprenante. Un premier roman parfaitement réussi que je vous recommande les yeux fermés.

Tout n'est pas perdu, Wendy Walker
Sonatine 2016 


Merci aux Éditions Sonatine et à Interforum pour l'envoi.

mardi 13 septembre 2016

Trois p'tits nouveaux...

qui viennent à peine d'arriver!

Il y a un sacré bout que je veux le lire celui-là!



Entre la banlieue où elle habite et Londres, Rachel prend le train deux fois par jour : à 8 h 04 le matin, à 17 h 56 le soir. Et chaque jour elle observe, lors d’un arrêt, une jolie maison en contrebas de la voie ferrée. Cette maison, elle la connaît par cœur, elle a même donné un nom à ses occupants : Jason et Jess. Un couple qu’elle imagine parfait. Heureux, comme Rachel et son mari ont pu l’être par le passé, avant qu’il ne la trompe, avant qu’il ne la quitte.Jusqu’à ce matin où Rachel voit Jess dans son jardin avec un autre homme que Jason. La jeune femme aurait-elle une liaison ? Bouleversée de voir ainsi son couple modèle risquer de se désintégrer comme le sien, Rachel décide d'en savoir plus. Quelques jours plus tard, elle découvre avec stupeur la photo d'un visage familier à la Une des journaux : Jess a mystérieusement disparu...

Pocket
Parution Septembre 2016


À ce jour je n'ai lu que le premier tome des enquêtes de Joseph Laflamme et croyez-moi que les autres vont suivre bientôt dont celui-ci: 

Montréal, 1893. Joseph Laflamme, présent près des lieux d'un meurtre, est arrêté et accusé d'avoir sauvagement massacré la victime. Il a beau clamer qu'il s'agit d'un coup monté, les circonstances l'accablent. Sa seule planche de salut réside dans l'enquête qui mène l'inspecteur Marcel Arcand vers une sinistre société secrète. Tout en essayant de soutenir sa femme, aux prises avec une profonde mélancolie, et malgré son impression que tout s'effondre autour de lui, Arcand est confronté à un cruel dilemme : céder au chantage ou laisser Laflamme être incriminé injustement.
Expression noire
En librairie le 21 septembre, 2016


Un document qui me semble fort intéressant sur le controversé sucre et ses conséquences néfastes. 


Substance jadis extrêmement rare, le sucre est aujourd'hui omniprésent dans notre alimentation. Quelles sont les conséquences pour la santé de sa surconsommation généralisée? Est-il à l'origine de l'alarmante pandémie d'obésité et de diabète, et des nombreuses maladies associées? Le sucre serait-il, en un mot, un poison à bannir absolument, ou cette substance inoffensive que défend et promeut habilement l'industrie agroalimentaire? 
Éditions VLB
Disponible en librairie

samedi 10 septembre 2016

Glen Gould, ma vie à contretemps, Sandrine Revel

Résumé
Glenn Gould, star planétaire de la musique classique, génie absolu et solitaire. Cette biographie retrace la vie du célèbre pianiste canadien pour tenter de comprendre sa personnalité cachée et en percer le mystère... Pourquoi a-t-il arrêté si brutalement sa carrière de concertiste ? Pourquoi est-il devenu une des premières figures de l'ère médiatique à vouloir disparaître ? Sandrine Revel met tout son talent au service de cette peinture magnifique d'un génie au mal-être tangible.

Mon avis
Bien qu’ayant enseigné la musique, je ne connaissais que très peu de ce grand pianiste. Bien sûr  ses célèbres Variations Goldberg ont accompagné plusieurs de mes lectures et je me réjouis encore d’entendre sa virtuosité.  Mais dès que l’on m’a suggéré cette BD racontant la vie de monsieur Gould, je n’ai pas hésité et je viens maintenant vous jaser de cette très jolie lecture.

Avec Glen Gould, une vie à contre temps, Sandrine Revel nous offre en images le portrait d’un être solitaire, fragile, hypocondriaque, angoissé, marginal mais extrêmement passionné par la musique. Un homme doué, que dis-je un génie, qui, sous une personnalité complexe, a cherché tout au long de sa brève vie à atteindre la perfection musicale.

Scénario et dessins aux couleurs douces se complètent bien pour nous mener adroitement à travers le parcours de Gould. Parcours  fait d’allers et retours à partir des souvenirs du musicien cloué sur un lit d’hôpital suite à un ACV et de ceux des parents et amis.  Se succèdent des moments tantôt joviaux, tantôt tristes, tantôt bouleversants mais tous très bien présentés. On découvre des scènes de la vie de Gould, une partie de sa jeunesse, son apprentissage musical, son amour des animaux, ses contacts avec autrui et particulièrement d’où lui vient sa posture quasi couchée sur le clavier et comment est né sa relation pour une chaise au lieu d’un tabouret ou d’un banc comme se servent tout autre pianiste.

Bref cette bande dessinée est un très beau portrait d’un grand virtuose et fort bien présentée avec respect et sensibilité.  Un album très réussi.

©White Pine Pictures

Glen Gould, ma vie à contretemps de Sandrine Revel
Dargaud 2015




mercredi 7 septembre 2016

Esprit d'hiver, Laura Kasischke

Résumé
Réveillée tard le matin de Noël, Holly se voit assaillie par un sentiment d'angoisse inexplicable. Rien n'est plus comme avant. Le blizzard s'est levé, les invités se décommandent pour le déjeuner traditionnel. Holly se retrouve seule avec sa fille Tatiana, habituellement affectueuse, mais dont le comportement se révèle de plus en plus étrange et inquiétant...

Mon avis
J’ai remis la lecture de ce roman à maintes reprises me disant que d’autres arrivés avant lui dans ma pile méritaient autant que je m’y attarde. Mais suite à la proposition de Kidae d’en faire une lecture en duo, bien je me suis dit que c’était l’occasion de le lire enfin sinon encore combien de temps aurais-je pris avant de m’y mettre. Et bien voilà, c’est fait et j’avoue que je ressors de cette lecture avec une opinion mi-figue, mi-raisin.

D’abord le côté négatif. Les longueurs et je vous assure qu’il m’a fallu de la patience sinon, j’aurais refermé au bout d’une trentaine de pages. Puis les répétitions entre autre celle-ci :  ''Quelque chose les avait suivis depuis la Russie jusque chez eux''. Plus capable au point tel que ça m’a agressée pendant un bout.  Oui je peux comprendre que l’auteure a voulu installer une tension continue mais là c’était trop. Puis ces fameux retours en arrière, en Russie plus précisément, encore là j’ai failli tout lâcher !  Mais j’ai tenu bon car, au bout du compte, aimant bien lire ce genre d’univers en huis-clos dans lequel on tente de comprendre le mystère qui se cache derrière certains personnages: ici cette tension entre Tatiana et Holly qui  devient de plus en plus inquiétante au fur et à mesure qu’avance le récit.  Et puis arrive le dénouement final; tout à fait saisissant!

Bref, malgré le choix de l’auteure d’étirer lentement le suspens, j’avoue que le côté psychologique des personnages et l’étrange ambiance maintenue jusqu’à la fin m’ont tout de même permis de passer un beau moment de lecture au point que je vais sûrement renouveler l’expérience d’un autre écrit de Laura Kasischke.

Esprit d'hiver, Laura Kasischke
Éditeur Christian Bourgois, 2013