mardi 19 septembre 2017

La maison des Turner

Cela fait plus de cinquante ans que la famille Turner habite Yarrow Street, rue paisible d'un quartier pauvre de Detroit. La maison a vu la naissance des treize enfants et d'une foule de petits-enfants, mais aussi la déchéance de la ville et la mort du père.  Quand Viola, la matriarche, tombe malade, les enfants Turner reviennent pour décider du sort de la maison qui n'a désormais plus aucune valeur, la crise des subprimes étant passée par là.
Garder la maison pour ne pas oublier le passé ou la vendre et aller de l'avant ? Face à ce choix, tous les Turner, de Cha-Cha, le grand frère et désormais chef de famille, à Lelah, la petite dernière, se réunissent. Et s'il fallait chercher dans les secrets et la mythologie familiale pour trouver la clef de l'avenir des Turner et de leur maison ?

D’entrée de jeu, j’avoue que La maison des Turner est un roman dans lequel j'ai eu du mal à me plonger. Pourtant j’aime les fresques familiales et encore plus lorsque s’ajoutent à l’intrigue des faits historiques qui offrent un apport intéressant au roman.  Par exemple, dans ce roman on en apprend beaucoup sur la ville de Détroit allant de son essor industriel jusqu’à devenir une ville au misérabilisme étonnant mais concernant vraiment les Turner et ce qu’ont vécu tous les membres de cette famille à la peau noire dans une drôle d’Amérique des années cinquante à aujourd’hui, on en apprend que par brides et ce sur un nombre restreint des membres de la famille pourtant très nombreuse.

De ce côté, je suis restée sur ma faim car j’aurais aimé en savoir un peu plus sur le ressenti des autres Turner. Mais bon,  peut-être suis-je trop difficile en admettant que d’étaler les points de vue et parcours de tous les Turner aurait peut-être apporté quelques longueurs et répétitions mais n’empêche, j’aurais aimé en connaître plus sur les véritables sentiments des autres. De plus, un autre fait m’a agacée. Cet invraisemblable fantôme qui poursuit Cha-Cha. Ce fantôme qui apparaît un bout, disparaît et revient hanter l’aîné de la famille…! Ouf!! Je n’en dis pas plus, vous jugerez par vous-même.

Cependant, je m’en voudrais que mes bémols vous laissent croire à un mauvais roman. Non, donnons à César ce qui lui revient.  Le récit de cette fratrie amenée au fil d’une décision à prendre quant à l’avenir de la maison familiale offre de beaux moments comme ce que j’ai écrit plus haut concernant l’histoire de Détroit que je considère comme un personnage à part entière du roman. Puis certains passages relatant les liens parfois complexes d’une famille de treize, enfants et parents compris,  sont intéressants et j’en aurais pris plus longuement.

Finalement, ce roman a sûrement son lot d’émotions mais j’avoue que je n’ai pas vraiment été bouleversée. Je ne me suis attachée à aucun des personnages peut-être quelques élans vers la matriarche Viola mais l’auteure a choisi de peu en dire sur elle que je n’ai pu vraiment apprécier ce personnage à sa juste valeur.

Bref, je m’attendais à plus de ce roman après en avoir lu de bonnes critiques et malheureusement je n’en garderai pas un grand souvenir ayant eu bien de la difficulté à entrer dans l'histoire. Dommage.

La maison des Turner, Angela Fournoy
Les Escales 2017

mercredi 13 septembre 2017

Ils viennent d'arriver...


En décembre 2004, un tsunami frappe le Sri Lanka, un pays déjà déchiré par une guerre civile qui dure depuis vingt ans. Le journaliste Jean-Nicholas Legendre est dépêché sur les lieux alors qu'il a du mal à se sortir de son propre tsunami intérieur.
Chargé de couvrir les conséquences de la catastrophe, il se rend dans le Nord, contrôlé par les Tigres tamouls, qui s'opposent au gouvernement central majoritairement composé de Cinghalais. Les circonstances tragiques auxquelles Jean-Nicholas sera confronté l'amèneront à accepter le drame qui a bouleversé son existence et à se réconcilier avec la vie.
Libre Expression, 2017


''Cru, étrange, hilarant et nécessaire, Martin John est une irrésistible réussite.'' Patrick Dewitt (Auteur des Frères Sisters) 
Martin John, un délinquant sexuel, a été envoyé à Londres par sa mère pour échapper aux autorités. Depuis, il doit naviguer seul dans cette ville hostile où tout conspire à le faire dévier de la routine implacable et absurde à laquelle il s'est astreint. Le piège semble se refermer sur lui alors qu'un agaçant chambreur, sans doute un espion envoyé par la police, fait irruption dans sa vie.
Comme une partition musicale ou un encéphalogramme, ce roman singulier emprunte les rythmes sinueux de la paranoïa du protagoniste et la rigidité de son esprit obsédé. Finaliste au Giller Prize, Martin John a connu un succès populaire et critique exceptionnel dans le monde anglo-saxon.
VLB Éditions, 2017





Maître Glockenspiel, un roman qu'on présente comme «une dystopie qui flirte entre l'absurde et la satire», «doté d'un humour absurde et de personnages colorés».
VLB Éditions, 2017






Après plus de trente ans d’une carrière durant laquelle elle n’a fait qu’effleurer une certaine gloire, Annie Stone envisage de se retirer du monde du spectacle. Tant de sacrifices et d’années consacrées à la musique, pour aboutir là, chanteuse vedette du Castel, un bar quelconque du Vieux-Montréal! Un soir, Jade Dupuis, une ambitieuse et jolie jeune femme, se présente sur scène lors d’une soirée spéciale au Castel. Comment ose-t-elle lui voler sa chanson, sa scène et ce qui lui reste de fierté? Le talent et la fougue de la jeune interprète n’ont d’égal que la jalousie et la nostalgie qu’éprouve Annie. La rockeuse saisit alors une occasion en or, l’ultime tentative de revenir sous les projecteurs: elle s’inscrit aux auditions pour participer à un concours télévisé d’envergure. Sans savoir que Jade caresse la même ambition… Entre les deux chanteuses se tisse une relation amère et mordante: l’impétuosité de la jeunesse rencontre la force de la maturité. Jade et Annie entraîneront leurs proches dans un duel musical corsé ô combien humain. 
Guy St-Jean Éditions, 2017

dimanche 10 septembre 2017

Crimes au Musée, collectif présenté par Richard Migneault


Quelle bonne idée de réunir en un seul recueil ces dix-huit auteures francophones venant principalement d’Europe et du Québec. Porté par Richard Migneault, ce recueil rassemble des textes d’une belle brochette d’écrivaines ayant chacune leur style d’écriture et qui ont mis en commun leur talent respectif afin de nous concocter des récits dont l’action se déroule dans un même lieu : un musée.

Que ce thème soit partagé, chacune des nouvelles est unique et nous étonne à des degrés différents.  Longeant les murs de ces lieux d’art en même temps que les protagonistes, on se laisse vite emporter par des scénarios nous menant à travers des enquêtes, disparitions et meurtres. De plus, bien que le genre principal de ce recueil soit axé sur des crimes, certaines des nouvelles offrent en surplus des petits côtés glauques, dramatiques, fantastiques, sombres et mystérieux.

Sans pour autant faire la nomenclature de chacun des récits plusieurs de ceux-ci m’ont plu particulièrement. J’ai été emballée par Le second linceul d'Ingrid Desjours, Il faut savoir se salir les mains de Claudia Larochelle, Le retraité de Marie-Chantale Gariépy,  Homme à la machette de Geneviève Lefebvre, Dentelles et dragons de Elena Piacentini, Le Christ couronné d’épines de Catherine Lafrance  et La vieille de Martine Latulippe.

Cependant et bien que ces derniers titres m'ont davantage plu que les autres, l’ensemble de ce recueil offre une suite de bonnes histoires créées par des auteures à l'imagination fertile.  Bref, n’hésitez pas à prendre rendez-vous avec la plume de ces dames du crime et croyez-moi, vous ferez de belles rencontres.

Crimes au Musée, collectif de nouvelles
Présenté par Richard Migneault
Éditions Druide, 2017

Les auteures :
Barbara Abel, Claire Cooke, Ingrid Desjours, Marie-Chantale Gariépy, Ariane Gélinas, Karine Giebel, Nathalie Hug, Catherine Lafrance, Claudia Larochelle, Martine Latulippe, Geneviève Lefebvre, Stéphanie de Mecquenem. Florence Meney,  Andrée A. Michaud, Elena Piacentini, Dominique Sylvain, Danielle Thiéry et Marie Vindy.

samedi 2 septembre 2017

Un ange brûle, Tawni O’Dell

J'aime beaucoup lire les mots de Tawni O’Dell et ce depuis son tout premier roman Le temps de la colère qui a été un véritable coup de cœur. Ce que j’aime par-dessus tout c’est la façon toute personnelle de l’auteure de raconter l’Amérique profonde, celle que l’on connaît à peine avec ses petits coins ruraux où bien des choses se passent et qui se règlent à l’interne sans grand fla fla médiatique mais qui marquent tout autant le cœur de ceux et celles qui les vivent.

Dans Un ange brûle le portrait de cette Amérique cachée refait surface par un événement brutal: l'assassinat d’une jeune fille de 17 ans qui va toucher et émouvoir les habitants de Campbell’s Run particulièrement la chef de police Dove Carnahan que ce meurtre violent va replonger dans des souvenirs dramatiques encore tus à ce jour et qui vont lui revenir en mémoire au fil de son enquête.  Cette affaire ne sera pas facile à résoudre pour l’enquêtrice qui devra se battre autant avec le mutisme presqu’indécent de la famille de la victime qu’avec ses propres démons qui vont l’obliger à affronter son passé.

L’intrigue de Un ange brûle se joue en réalité sur deux fronts. L’enquête sur un meurtre horrible et les détails plus intimes sur la vie des personnages principaux notamment en ce qui concerne et entoure Dove, sa sœur Nelly et son frère Champ. Au fil de l’histoire,  on se rend compte de certaines ressemblances entre ce qu’ont vécu Dove et les siens et certains membres de la famille Truly.  Petit à petit, à travers les ficelles tendues et les indices éparpillés ici et là, vont s’éclaircir les pourquoi et les raisons de plusieurs secrets gardés jalousement.

Avec ce cinquième roman, Tawni O’Dell offre un suspens jouant sur des thèmes troublants comme la violence conjugale ou encore les abus sexuels. L’auteure, avec sensibilité et habileté, dépeint des personnages que la vie n’a pas épargnés. Des vies tourmentées, des vies brisées oui mais aussi quelques-unes réchappées … malgré tout.

Un ange brûle est un thriller psychologique bien écrit. L’histoire est prenante et j’avoue que je n’ai pas décroché de celle-ci malgré quelques longueurs. Oui c'est noir par moments, oui certains passages bouleversent mais l'auteure a su insérer des moments d’humour fort bienvenus. Finalement, avec Un ange brûle Tawni O’Dell m’a fait passer un autre beau moment de lecture et j’espère qu'elle ne tardera pas trop à nous offrir un nouveau roman.

Un ange brûle, Tawni O’Dell
Belfond, 2017

Autres romans de l'auteure sur ce blogue:
Le temps de la colère - Retour à Coal Run


lundi 28 août 2017

Demain matin, j’écris un roman, Roch Carrier

Roch Carrier se proposait, dans son nouveau roman, de raconter la vie de deux amis d’enfance qui allaient se retrouver longtemps après s’être perdus de vue, à cause de la vie bien différente qu’ils avaient connue. Cependant, dans la tête de l’auteur, d’autres personnages, venus d’autres lieux, d’autres temps, attendaient de naître, d’entrer en scène. Et les deux amis furent bousculés. Les lectrices et les lecteurs auront droit à une incursion dans les coulisses de la création mais aussi à ce qu’il y a autour de l’écriture, les souvenirs et les aléas de la vie de l’auteur, ses interrogations sur ses origines et sur le fait qu’il faut vieillir.

Demain matin, j’écris un roman ou comment un sujet peut en devenir un autre ou un autre… Dans ce dernier ouvrage de Roch Carrier il en est ainsi. D’un premier désir d’étendre sur papier une nouvelle histoire, ses souvenirs, comme d’autres idées d’écriture, collent à sa plume et nous voilà partis pour de belles ballades entre fiction et réalité, d’hier à aujourd’hui.

Connaissant Roch Carrier comme auteur jeunesse ayant lu quelques-uns de ses bouquins, Demain matin, j’écris un roman m’a quelque peu surprise. Oui je m’attendais à un roman dit adulte mais cette façon d’y insérer de beaux partages relatant autant sa vie personnelle que ses habitudes et procédés d’écrivain m’ont surprise mais ravie aussi. J’ai bien aimé ces rencontres avec le passé de l’écrivain autant que j’ai apprécié de connaître ses rituels d’écriture.

Qu’il nous parle de son frère, de son père, de son oncle, du pays de son enfance ou encore d’anecdotes concernant ses voyages, qu’il nous raconte les premiers mots d’un futur roman et d’où lui vient ses idées et envies à transcrire sur une page blanche, tout de ce bouquin est intéressant. Il y a des passages bouleversants surtout lorsqu’il parle de son frère mais aussi des passages très amusants. Bref, c’est un ouvrage original et différent. À découvrir pour un bon moment de lecture.

Demain matin, j’écris un roman, Roch Carrier
Libre Expression, 2017

lundi 21 août 2017

À la grâce des hommes, Hannah Kent

Dans le nord de l'Islande, en 1829, Agnes Magnúsdóttir est condamnée à mort pour l'assassinat de son amant, Natan Ketilsson. En attendant que la sentence soit exécutée, Agnes Magnúsdóttir est placée en résidence surveillée à Kornsá, dans la ferme de l'agent de sécurité du canton, Jon Jonsson, avec sa femme et leurs deux filles. Horrifiées à l'idée d'héberger une criminelle, les membres de la famille évitent tout contact avec Agnes, qui leur inspire autant de peur que de dégoût. Seul Totti, le jeune révérend que la meurtrière a choisi comme guide spirituel pour la préparer à sa fin prochaine, tente de la comprendre. […]Encouragée par le pasteur, Agnes livre le récit de sa vie, de son amour pour Natan, et des semaines qui ont conduit au drame, laissant entrevoir une vérité qui n'est pas forcément celle que tous pensaient connaître. 

Dès les premières pages on est entouré par une atmosphère lourde de tristesse et d’incompréhension face à ce qui attend l’héroïne. Bien sûr, on sait déjà qu’Agnès est condamnée à mort pour le meurtre de son amant mais le comment, le pourquoi, la vérité, l’auteure nous les dévoile tranquillement et avec minutie.
Ce qu’on apprend au fil des pages fait mal, étonne, bouleverse et attise notre colère également car les conditions qui ont mené à la condamnation de cette jeune fille, son arrestation, son enfermement et comment elle a été traitée avant son arrivée à la ferme des Jonsson pas un être humain ne devrait subir ça.  Puis, d’être accueillie avec dédain, peurs et inquiétudes des fermiers obligés d’héberger une criminelle,  va ajouter aux conditions plus que déplorables qu’Agnès devra subir en attente de sa sentence.  Mais, peu à peu, au contact du révérend Toti notre héroïne va se laisser aller aux confidences même que, petit à petit elle va nouer des liens avec la fermière Margret Jonsson qui va également lui prêter oreille.

Ce n’est pas un parcours facile que celui d’Agnès Magnúsdóttir. Abandonnée dès son jeune âge, elle s’est forgée une vie de femme volontaire à force de travail et d’ambition afin de ne pas avoir à vivre ce triste destin réservé à toutes femmes du début du dix-neuvième siècle : soumission,  aucune indépendance ni avenir ni droit de parole et ainsi de suite. Non les femmes ne devaient aucunement être égales à l’homme et ce désir d’indépendance comme celui d’être différente des autres femmes ont sûrement aidé à sa condamnation hâtive.
Au fil des confidences d’Agnès, malgré que l’on connait sa culpabilité, on s’attache à elle car même si décrite comme étant une femme froide et distante, se dévoilent aussi sa grande une vulnérabilité et une incompréhension totale devant tout ce qui lui arrive.

À la grâce des hommes est un excellent roman basé sur des faits réels racontant la vie de la dernière condamnée à mort d’Islande. L’auteure nous dépeint un excellent portrait de cette femme mais aussi une Islande rude aux paysages de froidure et à la pauvreté de ses habitants maintenue par la domination, autant religieuse que commerciale danoise au début du dix-neuvième siècle. Les descriptions des lieux, des habitats, du climat extrêmement rigoureux sont si réussies que l’on ressent quasiment le vent glacial traverser les pages du roman.

Une histoire triste et sombre par moments au sujet très bien traité et habilement construit. Bien que l’on sache déjà le sort réservé à Agnès, Hanna Kent, avec un réel talent de conteuse, a su parfaitement retenir mon attention de la première à la dernière ligne.  En conclusion, À la grâce des hommes est une histoire bouleversante et prenante que je n’oublierai pas de sitôt.

À la grâce des hommes, Hannah Kent
Pocket, 2016 


Une baðstófa
 Habitation commune similaire à celle où Agnès fut logée en attendant sa sentence.


Source pour images

samedi 12 août 2017

Le Tsar de Peshawar, Mario Bolduc


Saint-Pétersbourg, novembre 2006. À l'hôtel Volkova, sous les yeux de sa fille, Nadia, l'importateur Richard Rocheleau est honoré pour l'ensemble de sa carrière. Mais cette gloire tardive cache un passé trouble. Installé à la frontière de l'Afghanistan dans les années 1980, le « tsar de Peshawar » s'est retrouvé au cœur de la guerre menée par les moudjahidines contre l'envahisseur soviétique. Des fantômes de cette époque violente n'ont jamais cessé de le hanter, comme le découvrira bientôt Nadia, ce qui ravivera, pour elle aussi, de douloureux souvenirs…

Attentat du 9 septembre 2001, Al-Quida, radicalisation, magouilles et corruptions tant politiques que commerciales, Oussama Ben Laden, soldats américains et russes, rebelles afghans c’est tout un mélange explosif mêlant thriller géopolitique, suspens et saga familiale que nous offre Mario Bolduc.

Tous ces événements se déroulent sur quarante ans, de la fin des années soixante et dix jusqu’en 201. Du Québec au Moyen-Orient en passant par les États-Unis et quelques escales en Russie. Sous la narration de Nadia on suit les pas d’une famille prise entre les magouilles d’un père importateur (Richard), le snobisme et les envies d’une femme (Joan) qui n’a de yeux que pour la réussite de son homme et Samuel, (fils de Nadia), qui va se convertir et rejoindre les islamiques radicaux. Bref, laissez-moi vous dire qu’il s’en passe des choses tout au long de ce roman.

En fait il s’en passe tellement que j’avoue que j’ai eu un peu de mal à me retrouver à travers toutes les péripéties que vivent les protagonistes. L’action ne fait pas défaut dans cette histoire et, bien que personnellement, j’ai dû reprendre mon souffle à quelques reprises, malgré tout, le suspens m’a tenue en haleine jusqu’à la toute fin.

Bien sûr il faut aimer ce genre de roman qui axe leur intrigue sur des conflits politiques, financiers et même joue sur les idéologies. Mais faut dire aussi que si vous vous intéressez à ce genre de thriller politique, bien vous allez être servi e)s car Mario Bolduc sait très bien mêler la fiction et la réalité.

On sent vraiment que l’auteur connait son sujet et j’avoue que par la vivacité de sa plume, il a réussi à m’entraîner à travers cette histoire complexe oui, mais captivante. Habile cet écrivain au point que je veux lire ses autres écrits et ce sans trop tarder.

Le Tsar de Peshawar, Mario Bolduc
Libre Expression, 2017


Merci aux éditions Libre expression et à Marie-Josée Martel pour l'envoi.