dimanche 11 février 2018

Il était une voix, Marie Gray

Après plus de trente ans d’une carrière durant laquelle elle n’a fait qu’effleurer une certaine gloire, Annie Stone envisage de se retirer du monde du spectacle. Tant de sacrifices et d’années consacrées à la musique, pour aboutir là, chanteuse vedette du Castel, un bar quelconque du Vieux-Montréal! 
Un soir, Jade Dupuis, une ambitieuse et jolie jeune femme, se présente sur scène lors d’une soirée spéciale au Castel. Comment ose-t-elle lui voler sa chanson, sa scène et ce qui lui reste de fierté? Le talent et la fougue de la jeune interprète n’ont d’égal que la jalousie et la nostalgie qu’éprouve Annie. 
La rockeuse saisit alors une occasion en or, l’ultime tentative de revenir sous les projecteurs: elle s’inscrit aux auditions pour participer à un concours télévisé d’envergure. Sans savoir que Jade caresse la même ambition…

Entre les deux chanteuses se tisse une relation amère et mordante: l’impétuosité de la jeunesse rencontre la force de la maturité. Jade et Annie entraîneront leurs proches dans un duel musical corsé ô combien humain.

Mon avis
Ça m’a pris un certain temps à venir vous jaser de ce roman non qu’il n’en vaille la peine mais le temps, tout simplement le temps qui m’a joué de vilains tours. Je ne m’étalerai pas en grandes explications car ce serait ajouter à cette période déjà assez longue pour venir enfin vous parler de Il était une voix.

Dès cet instant je ne vous cacherai pas que j’ai quitté cette lecture avec nostalgie parce qu’au fil de l’histoire plusieurs souvenirs personnels me sont revenus à l’esprit. Cette histoire dont l’action se passe dans les coulisses du monde musical m’a touchée et fait revivre de bons et moins bons moments vécus en tant que musicienne/chanteuse dans les bars de notre belle province.

J'ai tout de suite accrochée aux ''aventures'' musicales d'Annie et Jade au travers leurs drames, leurs peines, leurs joies, leurs petits et grands bonheurs.  Le milieu de la musique, peu importe le niveau, n’est pas un milieu de tout repos. Que l’on chante dans les bars en restant quelque peu anonyme ou désirant devenir ''vedette'', le succès ne repose pas que sur le talent mais aussi et surtout à force de travail, de volonté et détermination.

Ce roman à deux voix nous transporte non seulement aux côtés de deux femmes ambitieuses mais aussi derrière l’arrière scène de cette industrie qui peut être vraiment cruelle envers ceux et celles qui partagent cette passion commune.

Marie Gray nous offre une histoire où l’art de la scène prend beaucoup de place. L’univers qu’elle décrit au long des parcours personnels des deux protagonistes est fort crédible, énigmatique et divertissant à la fois. Elle sait parfaitement  de quoi il en retourne dans ce monde où les rivalités sont légions et où le succès plus souvent qu’autrement est éphémère.

L'écriture est alerte et belle. De plus, j’ai bien aimé le choix de la double narration. C’est efficace et ajoute  à l’intérêt d’en apprendre encore plus sur ces deux héroïnes très différentes l’une de l’autre, mais tellement proches au fil de leurs épreuves et de leurs émotions.

Il était une voix  est un roman qui se lit bien et le sujet est parfaitement bien développé. C’est une histoire écrite avec talent et où la fiction rejoint la réalité.  J’ai passé un très bon moment de lecture au fil des pages de ce roman et je n’hésiterai pas à découvrir les autres écrits de l’auteure.

Il était une voix, Marie Gray
Guy Saint-Jean, Éditeur, 2017

samedi 3 février 2018

Ah la satanée grippe!!!

Impossible de lire. J'essaie mais la satanée grippe me fait voir embrouillé. Bon je n'ai pas le choix, je me soigne et reviens plus tard.

mercredi 17 janvier 2018

En attendant ceux de la rentrée!

Du nouveau dans ma pile à lire en attendant ceux de la rentrée!

Série 1642 BD  Lapierre/Tzara et Eid
Glenat Quebec, 2017
Ville-Marie
Dans les années 1630, des colons français s’installent sur une île du fleuve Saint-Laurent, sur laquelle les iroquois avaient jadis un camp appelé Osheaga. Ils l’appellent « l’habitation des trois-rivières », puis bientôt Ville-Marie. En son sein, le blanc Gauthier et le algonquin Askou, des gamins, apprennent les rudiments de la chasse et de la guerre au contact de Tekola, un guerrier huron. Mais les guerres iroquoises se chargent de les séparer durant de longues années

Osheaga
Récit de la création de Montréal en 1642 du point de vue des tribus indiennes. Askou, Indien de la tribu des Algonquins, quitte son ami Gauthier, jeune colon français, pour devenir un guerrier redoutable. Lorsque son clan se rend au camp de Ville-Marie, fondé pour évangéliser les Amérindiens, Askou retrouve Gauthier. Ensemble, ils feront tout pour réunir leurs deux cultures.


Boréal, 2017                    Folio

Johnny, Catherine Eve Groleau
Johnny, tout juste vingt-deux ans, débarque à Montréal. Pas question de rester à Odanak, là où les rues ne sont pas pavées, là où les maisons, jamais achevées, trop petites, renferment des femmes transies de piété et des hommes qui ne rêvent que de chasse. [...]
C’est là qu’il rencontre Valentine à la blondeur qui piège le soleil, Valentine au profil de médaille, aux longues jambes grâce auxquelles elle quittera Ville-Émard à tout jamais. Rien – retours aux sources, renoncements, sacrifices – n’arrêtera la folle chevauchée dans laquelle ils se sont lancés en voulant changer de vie.

Winter, Rick Bass
Winter est le récit de l'installation de Rick Bass et de sa femme dans un coin reculé du Montana en plein hiver. Pas d'électricité, pas de téléphone, juste un saloon à une demi-heure de route. Mais une vallée comme au début du monde, une nature splendide et cruelle. Par moins trente-neuf degrés, le rêve se fait parfois souffrance. Dans une prose lumineuse, le défenseur de l'environnement Rick Bass redécouvre, au terme d'un progressif dépouillement, l'essentiel.


      Seuil, 2017                    Philippe Rey, 2017

Ce qu'on entend....
C’est une soirée paisible à Salisbury. Quand soudain, non loin de la majestueuse cathédrale, un fracas de tôle froissée déchire le silence. Autour d’un banal et tragique accident de la route, cinq vies vont entrer en collision.Cinq destins, chacun à sa manière infléchi par le drame. Cinq vies minuscules, qui tour à tour prennent corps et voix pour se hisser au-delà de l’ordinaire et toucher au miraculeux.

La princesse-Maïs et autres cauchemars
Une plongée fascinante dans l'univers sombre et oppressant des nouvelles de Joyce Carol Oates.
Avec La Princesse-Maïs, Joyce Carol Oates captive une fois de plus le lecteur par sept récits vénéneux et intrigants.

dimanche 14 janvier 2018

Desert home, James Anderson

La route 117 coupe le désert de l'Utah.
Le long de cette route, il n'y a rien. Ou si peu. De la poussière à perte de vue, un resto fermé depuis des lustres, quelques maisons témoins d'un vague projet immobilier suspendu pour l'éternité. Et là, dans cette immense solitude, des âmes perdues qui ont fui le monde [...] l
La route 117, Ben la connaît par cœur, lui qui la sillonne toute l'année au volant de son camion. Et puis, un jour, une apparition. Une jeune femme, belle, étrange, qui joue d'un violoncelle sans cordes. Elle s'appelle Claire, elle est en fuite et Ben est irrésistiblement attiré.

Mon avis
Cela fait un bout que je n’avais pas déposé de billet et bien que d’ordinaire je tente de chroniquer ceux lus depuis quelques temps avant ceux lus plus récemment, je ''sors'' de mes habitudes en venant vous jaser de Désert home, un roman que j’ai eu du mal à quitter tellement il m’a plu.

En effet j’aime ce genre d’histoire sur fond de mystère en plein cœur d’un désert aux paysages désolés où se cachent de drôles de personnages; des êtres paumés, déjantés et d’autres ayant choisi ce lieu de sable et de vent pour s’y terrer et y enfouir un passé trouble.  Des êtres complètement différents les uns des autres et n'ayant qu’un seul lien les rattachant à la civilisation: Ben, un routier, qui passe ses journées à sillonner la route 117 afin de livrer des commandes diverses à ses curieux de clients.

Ben les aime bien ces gens qu’il côtoie jour après jour, parfois que quelques minutes selon l’humeur de chacun mais toujours avec un certain plaisir. Dans le fond, il leur ressemble étant lui aussi solitaire, bourru par moments et cachant ses propres secrets. Bref, ces livraisons c’est une routine qu’il aime bien malgré tout mais qui va changer lors d’une étrange rencontre, celle de Claire dont il va s’enticher dès le premier regard. Cette dame a de drôles de manies, joue du violoncelle sans cordes, se cache et semble fuir un passé douloureux, petit à petit elle va mener Ben vers de sacrés ennuis.

Malgré un début quelque peu laborieux, j’ai été tout de même emballée par cette histoire mêlant le mystérieux, l’intrigue policière, le roman noir et le nature writing. Puis ce désert, personnage à lui seul, avec sa chaleur écrasante, sa poussière étouffante et cette solitude que l’on croit bénéfique peut mener vers la folie quiconque ne s’y attend pas car l’immensité désertique peut devenir oppressante et impitoyable autant que salvatrice.

"C'est comme ça partout ici. Et les GPS ne fonctionnent pas mieux. Ni les radios. Même les téléphones satellites. Ce désert, c'est le triangle des Bermudes, version sable et rocaille. ".


Route et désert, Utah du sud. @ pixabay

Desert Home est le premier roman de James Anderson et celui-ci a fort bien réussi ce coup d’envoi dans le monde du roman. Malgré quelques petits défauts, l’histoire captive par son atmosphère aussi sombre que lumineuse qui nous suit tout au long des pages.  Bref, un excellent roman que je n’hésite aucunement à recommander.

Désert home, James Anderson
Belfond, 2017

mardi 2 janvier 2018

Pas de bilan pour 2017

Source:pinterest

Ben voyons!!! Pas de bilan livresque!!! Pourtant j'ai lu et relu jusqu'à plus soif !!!  En effet je n'ai pas connu de panne de lecture mais plutôt une grosse d'écriture! Autrement dit j'ai tant de chroniques à faire, terminer, corriger pour enfin les déposer que de lister ce que j'ai lu cette dernière année n'arrangerait en rien à mes retards mais plutôt risquerait d'ajouter à mon découragement.

Oui je vous l'avoue, j'ai peine à déposer mes ressentis livresques car j'ai comme une grosse crainte de me répéter. Je ne trouve plus les bons mots comme si je n'arrivais plus à écrire des billets dignes de ces belles lectures rencontrées cette année. Même que ceux écrits il y a quelques jours bien je les ai laissés de côté n'aimant pas ce que j'y avais écrit. Pourtant je n'ai pas de pression, du moins j'essaie  de ne pas m'en créer comme je l'ai toujours fait!
Je ne comprends pas. Sirop ça me fâche vraiment car je n'arrive pas à trouver la ou les raisons de tout ça! Puis, me semble que ça fait un bout tout ça et je suis inquiète...
Ça vous est déjà arrivé ce genre de panne mes ami.e.s?

samedi 23 décembre 2017

Heureuses fêtes.

À vous tous et toutes mes ami.e.s. passionné.e.s des mots, je vous souhaite un heureux temps des fêtes et plein de belles lectures. Amusez-vous bien et à très vite.


vendredi 15 décembre 2017

Débordée mais toujours là!



Bonjour tout le monde.

Juste un petit mot pour vous donner signe de vie. Je suis occupée ces temps-ci mais j'ai tout de même réussi à faire plusieurs billets de mes lectures lues il y a quelques temps. Bien sûr comme je ne suis pas ''wonder woman'', il me reste à faire une petite correction et je reviens les déposer un à un.  Ne vous en faites pas, je suis débordée mais toujours là.
Merci de votre patience et à très vite.