samedi 10 avril 2021

Marie-Lumière, Lucie Pagé

 Ah les déménagements!!! Ça prend de notre temps, ça vire tout à l’envers et ça stresse!! Mais bon c’est fini maintenant et je suis bien heureuse d’être dans ce nouveau petit coin. Vous, vous doutez bien que pour ces jours de va et vient, j’ai lu un peu moins mais j’ai tout de même trouvé le moyen de me plonger le nez dans quelques bons bouquins dont le tout dernier de Lucie Pagé : Marie-Lumière. 

Un roman surprenant et fascinant à la fois. Une histoire qui nous parle de spiritualité, de sagesse ancestrale, de quête personnelle tout ça dans un univers différent de ce que nous sommes ''habitué.es'' de voir mais ô combien intéressant. Bref, un roman d’ouverture et de sensibilité sur les autres et sur soi. 

  En fait, Marie-Lumière est une belle histoire de dépassement de soi, de remises en question sur ce qui nous sommes vraiment concernant nos croyances, nos peurs, nos désirs d’accomplissement. C’est aussi et surtout un roman qui nous apporte un éclairage nouveau sur la spiritualité, la religion, la médecine scientifique et les médecines alternatives.
  Certains/certaines pourraient se reconnaître sous les traits du personnage principal Marie-Jeanne Richard. Femme dans la quarantaine, en thérapie depuis des années souffrant de dépressions multiples et de crises d’angoisse bref, d’un mal-être qu’elle n’arrive pas à combattre afin d’obtenir une guérison intérieure qu’elle espère depuis son adolescence. Sous les conseils de ses proches et malgré ses réticences, Marie-Jeanne finira par accepter de participer à une cérémonie de guérison par les plantes notamment l’ayahuasca, plante sacrée d’Amérique du Sud. Ce rituel auquel Marie-Jeanne va se soumettre, va finalement lui apporter des réponses à ses questions sur l’origine de ses tourments et son anxiété constante qui l’ont fait marcher sur une route parsemée d'embûches depuis trop longtemps. 

Marie-Lumière est un roman au sujet controversé certes, (utilisation de la plante ayahuasca comme médecine alternative), mais c’est surtout et avant tout un écrit qui nous pousse à la réflexion sur nos vieilles croyances versus les savoirs ancestraux autochtones. Un roman dans lequel le respect domine. Le respect de soi, de l’autre, de l’amour, du savoir des traditions millénaires des Premières Nations, des femmes autochtones tout ça sous une écriture simple et belle nous racontant une histoire aux personnages touchants et plein de sensibilité. Un beau voyage qui nous mène hors des sentiers battus. Un très bon roman à découvrir. 


Résumé : Née de mère mohawk, la Dre Marie-Jeanne Richard est exaspérée. Après trente ans de thérapie et d'antidépresseurs, elle ne se sent toujours pas libérée de sa honte d'elle- même, ni du traumatisme de ses seize ans. Son mari, Louis, et son amie Sofia, ostéopathe, la convainquent d'essayer une plante médicinale ancestrale de l'Amazonie. Marie-Jeanne participera donc à une cérémonie d'ayahuasca offerte par des chamans du Brésil et d'Afrique du Sud, sur le territoire mohawk de Kanehsatake. C'est alors qu'elle verra la lumière et entreprendra de construire un pont entre les plantes médicinales autochtones et la médecine occidentale. 

Marie-Lumière, Lucie Pagé 



jeudi 18 mars 2021

Pause déménagement!

 Bonjour, bonjour belle gang de passionné.e.s littéraires. Mon petit mot est pour vous aviser que mes absences ici sont dues à mon déménagement. Étant dans le barda, je n'ai pas grand temps pour mes petits mots ici. Par contre, je lis tout de même un peu histoire de vous revenir avec quelques suggestions et ce dans pas long. Merci de votre patience mes ami.e.s et à très, très vite.





jeudi 28 janvier 2021

La Belle-mère, Sally Hepworth

Avocate appréciée pour son dévouement, Diana se bat pour améliorer le sort des réfugiés, mais elle se montre froide et distante, sinon blessante, envers les siens. Ce dont souffre Lucy, sa belle-fille, qui rêvait de trouver en elle une mère de substitution. Dix années ont passé, et Diana vient de mourir. Elle se serait suicidée. Mais, à l’autopsie, nulle trace d’un cancer… Qu’est-il donc arrivé à Diana, dont le testament a été modifié peu de temps avant sa mort ? 

 Dès les premières pages, on se rend vite compte que Diana n’a jamais vraiment été proche de sa famille et encore moins de sa belle-fille Lucy. En fait, toute l’attention de Diana était tournée vers les plus démunis et les réfugié.es de sa ville. Sous ses airs de femme forte, solide, empathique envers autrui Diana est plutôt froide, distante et surtout très sévère envers ses propres enfants.
 Au fil des années, Lucy a bien tenté de faire de sa belle-mère une amie mais celle-ci, à force de rejet envers ses proches, n’a réussi qu’à éloigner ceux-ci et les liens familiaux sont devenus de plus en plus tendus.  Voilà de quoi il en retourne selon les dires de Lucy mais dès que celle-ci va apprendre le décès de sa belle-mère qui s’avèrera être en de louches circonstances ainsi que les modifications dans le testament de la défunte, les non-dits et secrets bien gardés de cette famille vont être dévoilés jusqu’au point final. 

Bon ici, trêve de détails afin de ne pas trop dévoiler de l’histoire. Ce serait fâcheux car, bien qu’au début celle-ci semble manquer d’originalité, laissez-moi vous dire de ne pas lâcher votre lecture parce que la suite du récit est fort bien amenée. Sous une narration à deux voix, celles de Diana et Lucy, on va de surprises en surprises au fil des révélations de chacun des personnages autant principaux que secondaires, alternant entre passé et présent, ce qui apporte un développement plus complet sur la suite de l’intrigue. 

 C’est un excellent récit mais ne vous attendez pas à un roman policier à grand déploiement. Non; ce que nous offre Sally Hepworth c’est un thriller psychologique dont l’intrigue, intéressante à souhait, se déroule autour d’une famille avec ses secrets, attentes et tensions parfois très fortes. 
 
Avec La Belle-mère, l’auteure nous offre une histoire dans laquelle on se laisse facilement emporter. Des beaux personnages avec leurs forces et faiblesses, du mystère, du suspens et croyez-moi, on ne s’y ennuie pas du tout. Bref, un très bon moment de lecture! 

La Belle-mère, Sally Hepworth 
L'Archipel, 2020

dimanche 3 janvier 2021

Résolutions!!!

Oui, oui le titre de ce petit billet est bien '' Résolutions!! '' Pourtant, pour celles et ceux qui me lisez depuis un bon bout, je ne suis pas vraiment du genre à prendre des résolutions en début d'année ni faire des bilans non plus. Mais pour cette nouvelle année, j'ai décidé de passer par dessus cette habitude chez moi et j'ai décidé de prendre quelques résolutions concernant mes lectures. 

En fait la résolution première est de faire en sorte de diminuer le plus possible ma pile à lire qui est énorme. (Ne vous fiez pas à ce qui est écrit dans l'onglet Pile à lire sur le blogue car il manque un bon nombre de titres. D'ailleurs compléter cette liste est nécessaire et je vais m'y mettre très, très bientôt). De plus, comme je vais lire plusieurs titres, des billets concernant ces lectures s'imposeront car, depuis quelques mois malheureusement, j'ai négligé de vous raconter plusieurs de mes rencontres au fil des mots qui ont été plus qu'autrement, de belles découvertes. Alors, j'ai bel et bien l'intention de ne plus user de désinvolture concernant mes billets.

Finalement, une dernière résolution et non la moindre. Depuis quelques temps, mes visites chez mes ami.e.s blogueuses et blogueurs se sont faites rares et j'ai bel et bien l'intention d'aller à nouveau vous visiter et ce plus régulièrement histoire de me tenir à jour dans vos ''jasettes'' de lectures et bien d'autres intéressants sujets.

Et voilà mes petites résolutions en espérant très fort que je les tiendrai toutes assidument. (Je me croise les doigts). 

Sur ce, je vous souhaite mes ami.e.s une année 2021 débordante d'amour, pleine de douceurs, paix et santé sans oublier bien entendu, de sirop de belles lectures.



mercredi 23 décembre 2020

De bien belles fêtes!

 À vous mes ami.e.s passionné.e.s des mots,  je vous souhaite un bon temps des fêtes plein de douceurs, de santé sans oublier de belles lectures. 


Montage: @Suef2020


mardi 22 décembre 2020

Un livre de martyrs américains, Joyce Carol Oates

Novembre 1999. Luther Dunphy prend la route du Centre des femmes d'une petite ville de l'Ohio et tire sur le Dr Augustus Voorhees, l'un des " médecins avorteurs " de l'hôpital. De façon remarquable, Joyce Carol Oates dévoile les mécanismes qui ont mené à cet acte meurtrier et offre le portrait acéré d'une société ébranlée dans ses valeurs profondes. Entre les fœtus avortés, les médecins assassinés ou les " soldats de Dieu " condamnés à la peine capitale, qui sont les véritables martyrs

  Je crois qu’il n’est plus nécessaire de présenter Joyce Carol Oates, écrivaine émérite reconnue dans le monde entier pour son œuvre plus qu’impressionnante. Je lis ses mots depuis un bon nombre d’années et, à chaque lecture, je suis happée par la plume de cette grande dame de l’écrit. Il en fut de même avec Un livre de martyrs américains dans lequel l’auteure aborde un sujet délicat, plus que déchirant et ce en plein cœur des États-Unis d’Amérique : l’avortement. 

  Un roman comprenant plus de 860 pages dans lequel dame Oates nous raconte le parcours de deux familles opposées en tout. D’un côté il y a Luther Dunphy, radical religieux, qui après avoir entendu « l’appel de Dieu » va rendre justice pour tous ces enfants qui ne viendront jamais au monde en assassinant August Voorhees médecin avorteur. Ce choix va changer définitivement le destin de sa propre famille ainsi que celui de sa victime. Joyce Carol Oates, de son écriture foisonnante, décrit minutieusement, en détail, toutes les répercussions chez les membres des deux camps familiaux et, au bout du compte, on se demande qui sont réellement les martyrs? Le tueur, sa victime ou ceux et celles qui restent et qui devront se reconstruire et survivre face à toutes les douleurs vécues suite à l’assassinat ?

  Ce n’est pas une lecture facile car l’histoire, racontée avec habileté, comporte son lot de contrariétés, de vérités, de violences, de souffrances, de fanatisme religieux,  de victimes directes et indirectes de toutes ces convictions idéologiques. Mais, ne vous y trompez pas; malgré la dureté du propos et le nombre de pages, il n’y a aucune place pour l’ennui, les clichés et les larmoiements. De plus, l’auteure n’use d’aucun parti pris ni de jugement envers quiconque. 

  Personnellement, j’aime cette façon d’écrire de dame Oates. J’aime son objectivité et j’aime surtout qu’elle laisse le choix à son lectorat d’émettre nos opinions selon nos propres valeurs et convictions. Enfin, je ne sais pas ce que je pourrais ajouter sauf qu’Un livre de martyrs américains est une lecture passionnante et captivante à souhait. Finalement, c’est sans hésitation que je vous conseille de lire ce magnifique roman d’une auteure au talent immense. Un coup de cœur, un gros coup de cœur. 




Un livre de martyrs américains, Joyce Carol Oates