jeudi 3 juin 2021

Grrrr..... Oup's travaux bien involontaires !!!!

 

Quelle surprise ce matin!!! Je ne sais si par mégarde j'ai fait une mauvaise manipulation ou si c'est Blogger qui fait de drôles de choses mais de voir la décoration de mon blogue être disons aussi ''différente'' et pas belle du tout m'a vraiment fâchée. J'essaie de remettre les choses en place mais j'avoue qu'avec les nouvelles modifications chez cet hébergeur ça ne sera pas évident surtout qu'elles sont de moins en moins compréhensibles.


Enfin, je vais faire tout mon possible pour remettre le tout comme avant en espérant y parvenir. Je l'espère car ça ne me dit rien de recommencer à zéro vers un autre hébergeur.

Merci de votre compréhension. 

samedi 29 mai 2021

Les femmes d'Heresy ranch, Melissa Lenhardt

Colorado, 1873. Après la mort de son mari, Margaret Parker décide de continuer à s’occuper de son ranch. À ses côtés, celles qu’elle considère comme sa famille : deux soeurs, Joan et Stella, une cuisinière, Julie, et Hattie, une ancienne esclave au passé aventureux. Mais des femmes seules sur un ranch ont vite fait d’exciter toutes les convoitises, et bientôt elles sont dépossédées de leurs biens. Elles n’ont plus, chacune, qu’un cheval, et le choix qui reste dans l’Ouest américain à celles qui ont tout perdu : se marier ou se prostituer. Ces femmes-là vont néanmoins trouver une option inédite pour survivre : tourner le dos à la loi dont elles ont été les victimes et prendre les armes pour se faire justice. Le gang Parker est né. Bien vite, les exploits de cette mystérieuse bande de femmes défraient la chronique et les Pinkerton se mettent sur leur piste.
 

Dernièrement j’accumule les bons romans et vous m’en voyez fort aise surtout après une pause littéraire bien involontaire. Puis, ce récit se déroulant en plein Ouest américain et racontant les aventures et mésaventures d’une bande de femmes entêtées, débrouillardes, ayant chacune une grande force de caractère, m’a procuré un réel plaisir de lecture. 

 Vraiment j’ai aimé suivre le parcours de ces femmes qui, après avoir été dépossédées de leurs terres et biens, ont décidé de prendre leur place dans une Amérique où les hommes croyaient que tout leur appartenait, que les femmes ne servaient qu’à se marier et procréer car en plein Colorado du XIXème siècle, il était de coutume que seuls les hommes régnaient en rois et maîtres. 
 Mais sous la plume de Melissa Lenhardt, l’histoire va être différente. Margaret Parker, Hattie LaCour et leurs amies sans oublier l’incomparable Grace, toutes ayant vécu soit l’esclavage, les blessures, les trahisons, les humiliations ou encore la haine et le racisme, toutes vont se regrouper et se battre pour leur survie. 

 Un roman choral sous trois narrations différentes: celles de Hattie, Margaret et Grace. Chacune leur point de vue nous racontant les faits et gestes de ce gang de femmes bien déterminées à prendre leur destin en main. Mais ces femmes sous leur détermination, sous leurs braquages de banques et diligences l’ont fait à la manière de ''Robin des bois'', en remettant le fruit de leurs larcins aux pauvres et démuni.es. En fait, elles n’étaient pas qu’une bande de hors-la-loi mais des femmes généreuses, solidaires et héroïques pour plusieurs. 

  J’ai beaucoup aimé suivre ces personnages dont l’histoire serait basée de faits réels. D’ailleurs, pour nous en convaincre, l’auteure accentue son récit des coupures de presse, d’extraits de journal intime de Margaret et des notes de Grace mais personnellement je crois plus à la légende qu’aux faits réels mais bon, ça ne m’a pas empêché de parcourir cette histoire avec intérêt car, je l’avoue, Melissa Lenhardt nous offre un très bon roman. 

  Finalement, Les femmes d’Heresy ranch n’est pas qu’un simple western féminin dans lequel on vit aux côtés des protagonistes une histoire de vengeance et de règlements de compte, mais c’est surtout une belle histoire d’amitié, de loyauté et de solidarité entre des personnages hors du commun pour l’époque et je n'hésite pas à vous en recommander la lecture.



Les femmes d’Heresy ranch, Melissa Lenhardt 
Éditions Cherche-Midi, 2021

dimanche 9 mai 2021

Le murmure des hakapiks, Roxanne Bouchard

Cap-aux-Meules,Îles-de-la-Madeleine. Fin janvier. Alors que le nordet menace, l'agente Simone Lord monte, à titre d'observatrice, sur leJean-Mathieu, un chalutier en partance pour la chasse au phoque. Elle n'est pas la bienvenue à bord. La météo s'annonce rude. Pour Simone, mais aussi pour Joaquin Moralès, qui retire son alliance comme on arrache un arbre. Déraciné, il embarque avec Érik Lefebvre, en vue d'une semaine de ski aux abords du Saint-Laurent. Juste avant le départ, la psychologue judiciaire Nadine Lauzon arrive en courant,avec un dossier sur lequel l'enquêteur Moralès devrait se pencher. Un roman policier empreint de poésie, de froid et de glace. Absolument bouleversant ! 

 Faut l’avouer, j’avais vraiment hâte de découvrir la troisième enquête de Moralès, d’y retrouver les mots de Roxanne Bouchard dont les écrits nous laissent un réel plaisir de lecture. En effet, lire Roxanne Bouchard c’est avant tout pour la beauté de son écriture, ses mots justes, ses tournures de phrases, sa poésie qui accrochent dès les premières pages. 

  "Il fait si froid que tout est immobile, la glace a coincé son petit bout de plage et la marée, apparemment au jusant, fait ressortir les pointes dures des blocs bleutés.'' (P.43)

 "Le vent, aux Îles–de–La Madeleine, ne se heurte à rien. Il glisse contre les dunes, traverse les lagunes et enveloppe les gens, puis emporte avec lui le superflu du bavardage.'' (P.71) 

(Source: Nord espaces.com)


 Puis, lire cette auteure, c'est pour l’histoire qu'elle raconte, belle et dure à la fois dans laquelle on se retrouve en plein cœur d’une intrigue dont on suit le cheminement avec un intérêt montant en crescendo au rythme du récit mené avec efficacité et intensité. 

 Cependant, je ne vous cacherai pas que certains passages m’ont véritablement mise en colère. D’autres ont questionné profondément mes valeurs et titillé mes émotions;  même que certains m’ont carrément prise à la gorge.

 "C’est difficile de tuer. […] Mais quand t’as la bête au bout du bâton… Tu veux pas qu’elle souffre. […]T’enlèves pas la vie pour rien. Pour te nourrir pis pour gagner ton salaire. Paraît que les Inut remercient chaque animal de s’offrir pour sustenter les familles […]Faut être reconnaissant.''(P.74) 

 Puis:
 ''- Paraît que c’était un de tes collègues qui devait monter à bord. À la dernière minute, c’est toi qui viens jouer la pute icitte. Déjà, ça, ça fait pas notre affaire. Parce que mon ami Carpentier, ça l’écoeure, les femmes qui s’immiscent à bord des chalutiers. […] 
 - Vous faites confiance à une bonne femme pour vous sauver? Pas moi. 
 - Pareil, moi, je truste pas ça les féministes qui veulent absolument faire partie d’un équipage. Qu’est-ce que vous avez à vouloir faire des métiers d’hommes?[...] 
 -T’es sûre que t’es à ta place Simone? 
- Tu peux embarquer avec nous autres, si tu veux'' […] 
- Vous voulez pas partir avec notre cantatrice, toujours? Avec quoi on va s’amuser si on trouve pas de phoques? (Pages 87-91-93) 

 En fait rien ne va pour l’agente Lord et parallèlement ce n’est guère mieux du côté de notre bon Moralès qui, suite à son divorce, ressent tout un mélange d’émotions entre attendre et rester sur place ou encore prendre son élan et se laisser aller vers un avenir meilleur. 
Enfin, autant pour Moralès que pour Simone Lord, les événements vont s’enchaîner et les mener, chacun de leurs côtés, vers une destinée plus que bouleversante. 

Finalement, Le murmure des hakapiks est un roman qui chamboule à plusieurs niveaux. Avec cette troisième enquête de Moralès, Roxanne Bouchard nous dévoile encore plus son art de créer des tensions et des ambiances qui nous tiennent en haleine du début à la fin. 

Et la fin, parlons-en!!! 

Non en fait, je me tais pour ne rien gâcher mais laissez-moi vous dire que ce roman je l’ai lu d’une seule traite et si j’ai retardé à venir vous en jaser avant aujourd’hui, c’est que je suis restée ébranlée pendant quelques jours et pour moi c’est signe que cette histoire m’a vraiment plu et fait partie désormais de mes plus grands bonheurs de lecture. À lire sans modération.

 Quand on porte un espoir, l’horizon est plus facile à traverser. (P.161) 



 Le murmure des hakapiks, Roxanne Bouchard

Autres romans de l'auteure sur le blogue: Nous étions le sel de la mer  - La mariée de corail - Le murmure des hakapiks




dimanche 18 avril 2021

La Mer sans étoiles, Erin Morgenstern

'' Aucune histoire ne s'achève jamais vraiment tant qu'elle continue à être racontée. ''

Dans la bibliothèque de son université, Zachary Ezra Rawlins trouve un livre mystérieux, sans titre ni auteur. Découvrant avec stupéfaction qu'une scène de son enfance y est décrite, il décide d'en savoir davantage. C'est le début d'une quête qui le mènera à un étrange labyrinthe souterrain, sur les rives de la mer sans Étoiles. Un monde merveilleux fait de tunnels tortueux, de cités perdues et d'histoires à préserver, quel qu'en soit le prix... 

 Quel superbe roman!! Quelle magnifique histoire créée par une auteure dont l’imaginaire surprend chapitre après chapitre.  Par ses mots elle nous emmène dans des lieux où les murs sont parsemés de bibliothèques contenant des livres mystérieux, des contes et légendes d’où l’on rencontre des êtres hors norme, inhabituels. Un sacré bouquin où le fantastique côtoient le fabuleux, l’énigmatique, le magique et le ténébreux. 
  Une lecture belle, à l’écriture poétique qui laisse toute liberté au lecteur en nous permettant de suivre les péripéties de Zachary en faisant face à l’aventure à ses côtés. Et on se laisse aller entre les mots des légendes et petites histoires qui s’entremêlent plus l’intrigue avance. Ces histoires défilent à chaque chapitre pour former un récit qu’on n’a aucunement envie de lâcher tant il est captivant. 

 Plein d’énigmes, de mystérieux et de rêves, ce roman est un long voyage initiatique qui s’étale sur plus de 640 pages. Ce voyage on le fait en compagnie de Zachary, doucement. On longe des portes, on les ouvre, on craint le pire puis on s’étonne à chacune des rencontres ; belles ou moins belles. 

  Enfin, il m’est difficile de bien expliquer mon ressenti suite à cette lecture. Ce n’est pas évident car parcourir cette histoire c’est comme vivre de fabuleux instants et ça, ça se savoure lentement, en solitaire. Finalement, partir à la recherche de La Mer sans Étoiles est un excellent moment de lecture qui, je le sais déjà, restera une très belle découverte et un souvenir inoubliable. Sans hésitation un énorme coup de cœur. 

Petit extrait
Loin sous la surface de la terre, à l’abri du soleil et de la lune, sur les rivages de la mer sans Étoiles, se trouve un labyrinthe de tunnels et de pièces remplis d’histoires. Des histoires écrites dans des livres, enfermées dans des bocaux, peintes sur les murs. Des odes imprimées sur la peau ou sur des pétales de roses. Des contes gravés sur les carreaux du sol, certains passages effacés sous les pas. Des légendes sculptées dans le cristal des lustres. 

 La mer sans étoiles, Erin Morgenstern



samedi 10 avril 2021

Marie-Lumière, Lucie Pagé

 Ah les déménagements!!! Ça prend de notre temps, ça vire tout à l’envers et ça stresse!! Mais bon c’est fini maintenant et je suis bien heureuse d’être dans ce nouveau petit coin. Vous, vous doutez bien que pour ces jours de va et vient, j’ai lu un peu moins mais j’ai tout de même trouvé le moyen de me plonger le nez dans quelques bons bouquins dont le tout dernier de Lucie Pagé : Marie-Lumière. 

Un roman surprenant et fascinant à la fois. Une histoire qui nous parle de spiritualité, de sagesse ancestrale, de quête personnelle tout ça dans un univers différent de ce que nous sommes ''habitué.es'' de voir mais ô combien intéressant. Bref, un roman d’ouverture et de sensibilité sur les autres et sur soi. 

  En fait, Marie-Lumière est une belle histoire de dépassement de soi, de remises en question sur ce qui nous sommes vraiment concernant nos croyances, nos peurs, nos désirs d’accomplissement. C’est aussi et surtout un roman qui nous apporte un éclairage nouveau sur la spiritualité, la religion, la médecine scientifique et les médecines alternatives.
  Certains/certaines pourraient se reconnaître sous les traits du personnage principal Marie-Jeanne Richard. Femme dans la quarantaine, en thérapie depuis des années souffrant de dépressions multiples et de crises d’angoisse bref, d’un mal-être qu’elle n’arrive pas à combattre afin d’obtenir une guérison intérieure qu’elle espère depuis son adolescence. Sous les conseils de ses proches et malgré ses réticences, Marie-Jeanne finira par accepter de participer à une cérémonie de guérison par les plantes notamment l’ayahuasca, plante sacrée d’Amérique du Sud. Ce rituel auquel Marie-Jeanne va se soumettre, va finalement lui apporter des réponses à ses questions sur l’origine de ses tourments et son anxiété constante qui l’ont fait marcher sur une route parsemée d'embûches depuis trop longtemps. 

Marie-Lumière est un roman au sujet controversé certes, (utilisation de la plante ayahuasca comme médecine alternative), mais c’est surtout et avant tout un écrit qui nous pousse à la réflexion sur nos vieilles croyances versus les savoirs ancestraux autochtones. Un roman dans lequel le respect domine. Le respect de soi, de l’autre, de l’amour, du savoir des traditions millénaires des Premières Nations, des femmes autochtones tout ça sous une écriture simple et belle nous racontant une histoire aux personnages touchants et plein de sensibilité. Un beau voyage qui nous mène hors des sentiers battus. Un très bon roman à découvrir. 


Résumé : Née de mère mohawk, la Dre Marie-Jeanne Richard est exaspérée. Après trente ans de thérapie et d'antidépresseurs, elle ne se sent toujours pas libérée de sa honte d'elle- même, ni du traumatisme de ses seize ans. Son mari, Louis, et son amie Sofia, ostéopathe, la convainquent d'essayer une plante médicinale ancestrale de l'Amazonie. Marie-Jeanne participera donc à une cérémonie d'ayahuasca offerte par des chamans du Brésil et d'Afrique du Sud, sur le territoire mohawk de Kanehsatake. C'est alors qu'elle verra la lumière et entreprendra de construire un pont entre les plantes médicinales autochtones et la médecine occidentale. 

Marie-Lumière, Lucie Pagé 



jeudi 18 mars 2021

Pause déménagement!

 Bonjour, bonjour belle gang de passionné.e.s littéraires. Mon petit mot est pour vous aviser que mes absences ici sont dues à mon déménagement. Étant dans le barda, je n'ai pas grand temps pour mes petits mots ici. Par contre, je lis tout de même un peu histoire de vous revenir avec quelques suggestions et ce dans pas long. Merci de votre patience mes ami.e.s et à très, très vite.





jeudi 28 janvier 2021

La Belle-mère, Sally Hepworth

Avocate appréciée pour son dévouement, Diana se bat pour améliorer le sort des réfugiés, mais elle se montre froide et distante, sinon blessante, envers les siens. Ce dont souffre Lucy, sa belle-fille, qui rêvait de trouver en elle une mère de substitution. Dix années ont passé, et Diana vient de mourir. Elle se serait suicidée. Mais, à l’autopsie, nulle trace d’un cancer… Qu’est-il donc arrivé à Diana, dont le testament a été modifié peu de temps avant sa mort ? 

 Dès les premières pages, on se rend vite compte que Diana n’a jamais vraiment été proche de sa famille et encore moins de sa belle-fille Lucy. En fait, toute l’attention de Diana était tournée vers les plus démunis et les réfugié.es de sa ville. Sous ses airs de femme forte, solide, empathique envers autrui Diana est plutôt froide, distante et surtout très sévère envers ses propres enfants.
 Au fil des années, Lucy a bien tenté de faire de sa belle-mère une amie mais celle-ci, à force de rejet envers ses proches, n’a réussi qu’à éloigner ceux-ci et les liens familiaux sont devenus de plus en plus tendus.  Voilà de quoi il en retourne selon les dires de Lucy mais dès que celle-ci va apprendre le décès de sa belle-mère qui s’avèrera être en de louches circonstances ainsi que les modifications dans le testament de la défunte, les non-dits et secrets bien gardés de cette famille vont être dévoilés jusqu’au point final. 

Bon ici, trêve de détails afin de ne pas trop dévoiler de l’histoire. Ce serait fâcheux car, bien qu’au début celle-ci semble manquer d’originalité, laissez-moi vous dire de ne pas lâcher votre lecture parce que la suite du récit est fort bien amenée. Sous une narration à deux voix, celles de Diana et Lucy, on va de surprises en surprises au fil des révélations de chacun des personnages autant principaux que secondaires, alternant entre passé et présent, ce qui apporte un développement plus complet sur la suite de l’intrigue. 

 C’est un excellent récit mais ne vous attendez pas à un roman policier à grand déploiement. Non; ce que nous offre Sally Hepworth c’est un thriller psychologique dont l’intrigue, intéressante à souhait, se déroule autour d’une famille avec ses secrets, attentes et tensions parfois très fortes. 
 
Avec La Belle-mère, l’auteure nous offre une histoire dans laquelle on se laisse facilement emporter. Des beaux personnages avec leurs forces et faiblesses, du mystère, du suspens et croyez-moi, on ne s’y ennuie pas du tout. Bref, un très bon moment de lecture! 

La Belle-mère, Sally Hepworth 
L'Archipel, 2020