lundi 14 janvier 2019

Fiou enfin!!!

Ouais mon ordinateur est guéri. Contente d'être de retour !! Enfin je vais pouvoir reprendre là où j'ai dû laisser et ce bien involontairement. (Mes chroniques, relectures, corrections etc.) Et dire que j'avais déjà pas mal pris du retard!! Mais l'important c'est que je n'ai rien perdu et je retrouve mes dossiers fiou!!!  Sirop que l'on dépend de ces petites bibittes-là pour certaines choses!!

Merci de votre patience mes ami.e.s. et surtout d'être toujours aussi fidèles malgré mes absences.

Heureuse de vous ''revoir''. Bises



dimanche 6 janvier 2019

Johanna, un destin ébranlé par le nazisme


Dans ce récit intimiste, Francine Ouellette raconte l’enfance de sa mère, Johanna, en Allemagne. Elle décrit la montée de la popularité d’Hitler ; les affiches placardées sur les murs, avec leur croix gammée noire sur fond rouge ; les chemises brunes qui brutalisent ou arrêtent Juifs et intellectuels. À dix-neuf ans, Johanna traverse seule l’Atlantique à bord d’un navire pour échapper au spectre de la guerre et débarque à Québec, en souliers dans la neige. L’auteure relate l’intégration de sa mère en terre d’accueil à travers le prisme de ses propres souvenirs d’enfance.


Quel bel hommage à sa mère que nous offre Francine Ouellet!  Avec sensibilité et tendresse, elle nous dévoile le vécu de Johanna; cette femme si chère à son cœur dont elle a admiré le courage, la joie de vivre et la bonté.
Elle nous dépeint des moments fort intéressants de la vie de Johanna débutant par l’enfance  de celle-ci en Allemagne jusqu’à la montée du nazisme hitlérien qui la mènera à immigrer au Québec et qui changera, non seulement son destin, mais aussi celui de ses grands-parents.

Un récit de toute une vie fort bien écrit par une très belle plume. Entre joyeuses anecdotes et passages émouvants, Francine Ouellette nous raconte la fierté d’une famille très attachante qui a eu à se faire à un nouveau milieu. Réapprendre à vivre après avoir tout quitté et s’intégrer à un nouveau monde n’a pas été de tout repos surtout dans ces années où être allemand n’avait pas la cote.

Une très belle histoire que celle de Johanna au travers ses souvenirs narrés à sa fille au fil des ans. Un parcours de vie très bien relaté, avec amour et délicatesse. Un bouquin que j’ai beaucoup aimé et je n’hésite pas à vous le conseiller. Un récit pas toujours facile, des moments de tristesse en font partie mais au bout du compte, ce qu’on retient surtout c’est la détermination d'une femme, mère et amie à la fois et son amour pour les siens et de la vie. Bref, un écrit fort joli en mémoire d’un être aimant et aimé.

Johanna, un destin ébranlé par le nazisme, Francine Ouellette
Éditions Libre Expression, 2018

Autre roman de l'auteure sur le blogue: Le Patriote errant (T5)




lundi 31 décembre 2018

Ami.e.s lectrices, lecteurs, écrivaines, écrivains, éditeurs, éditrices, éditeurs bref; vous amoureux et amoureuses des mots que cette nouvelle année vous soit des plus belles et débordante de santé, de paix, d'amour et de lectures bien sûr. 


vendredi 21 décembre 2018

Sauvage, baby, Patrice Godin

« Derrière chaque crépuscule se cache une aube. »
Sam a connu les horreurs du monde et de la guerre comme opérateur au sein des Forces spéciales.
Alexia, une jeune femme trans, tente d'échapper à la violence qu'est devenue sa vie.
La liberté a un prix.  Et cette liberté, parfois, se paie de chair et de sang.

Alexia tente de se sortir des griffes de Frank, son souteneur, qui l’a entraînée dans le monde de la prostitution et dans lequel elle vit depuis trop longtemps déjà. Lors d’une sortie avec Frank, elle va réussir à s’échapper et va croiser la route de Sam, ancien membre des forces spéciales, qui, bien que retiré, garde en lui l’instinct du défenseur autant que celui de guerrier et va choisir de protéger Alexia.
Ces deux êtres complètement à l’opposé l’un de l’autre vont se rejoindre en un même désir, celui de continuer à avancer en tentant d’oublier leur passé respectif qui, autant pour l’un que pour l’autre, contient trop de blessures.
Il y a Sam qui, malgré son choix de devenir combattant, ne peut oublier l’horreur de la guerre. De plus, constamment au loin, il n’a pas vu grandir sa fille et pour lui c’est le plus grand regret de sa vie. Et il y a Alexia, qui depuis sa jeunesse subit l’intolérance et les violences autant psychologiques que physiques, ne désire que se libérer enfin de toutes ces cruautés. Bref, deux personnages brisés par la vie et ayant en eux des fissures profondes vont cheminer ensemble afin d’accepter qui ils sont et s’apprivoiser.

Évoquant des thèmes comme la prostitution, la guerre, la brutalité, l’abus et  l’intolérance, l’auteur n’hésite pas à décrire la sauvagerie dans le monde et malgré l’univers sombre dans lequel il plonge ses personnages, il nous démontre également qu’il faut s’accrocher, ne jamais abandonner et croire profondément qu’il n’y a pas que la bêtise humaine.

C’est ma première rencontre dans l’écriture de Patrice Godin que je ne connaissais qu’en tant qu’acteur et j’avoue que prendre la plume lui réussit très bien car avec Sauvage, Baby il le démontre parfaitement. À lire sans modération.

Sauvage, Baby de Patrice Godin
Éditions Libre Expression, 2018


vendredi 7 décembre 2018

Encore un peu de patience...

Je sais, je sais, je me répète ces derniers temps mais je vous demande encore un peu de votre patience; je vous dépose bientôt mes impressions de quelques-unes de mes dernières lectures. J'écris quelques-unes car si je fais le décompte de tout ce que j'ai lu depuis un bout sans avoir pris le temps de faire une chronique, je me découragerais moi-même. 
Enfin, je vous remercie de votre fidélité ami.e.s lecteurs/lectrices. Encore quelques jours et je vous reviens c'est assuré. À très vite.





vendredi 23 novembre 2018

La coupure, Fiona Barton

Suite à une coupure de presse dans un journal londonien dont l’article révèle la découverte d’un squelette de bébé sur un chantier en construction, trois femmes vont voir leur vie changer. Il y a Emma, que l’on devine dépressive et qui semble vivre constamment dans l’ombre de sa mère. Puis il y a Angela dont le bébé a été enlevé dans les années 70 et qui espère toujours le retour. Et finalement Kate Waters, journaliste au Daily Post qui va tout faire pour savoir qui était ce bébé, qui aurait pu le tuer et l’enterré dans cet endroit? Elle va donc mener son enquête qui va la mener sur des chemins abrupts de secrets longtemps cachés.

L’auteure, tout comme son premier roman La veuve, nous offre un thriller psychologique sous forme de roman choral. Un peu dans la même veine, les points de vue respectifs de ces  personnages féminins vont nous être livrés en alternance et nous amener au fil de leurs pensées face à de douloureux souvenirs mais aussi nous faire découvrir leurs forces et courage devant l’adversité et le drame.

Une fois de plus, Fiona Barton nous offre un récit captivant même si l’histoire débute lentement. Mais n’ayez crainte cette sensation de lenteur n’est en fait qu’une façon très habile de l’auteure de nous exposer, petit à petit, les personnalités de ses protagonistes en nous apportant autant de mystères que de révélations prévisibles pour certaines mais pour d’autres très surprenantes.

J’ai beaucoup aimé ce deuxième roman de Fiona Barton. Elle a du talent cette auteure pour nous mener dans une histoire de disparition d’enfant, de perte, de douleurs au fil de nos propres émotions ressenties versus celles vécues par les héroïnes. J’ai aussi bien aimé ces trois personnages principaux mais j’avoue que j’ai vraiment apprécié retrouver celui de Kate Waters qui avait aussi un rôle important dans La veuve .À ce propos, j’avoue que j’espérerais vraiment que Barton poursuive dans de futures enquêtes de dame Waters.

Bref, je ne me suis pas laisser prendre par quelques petits défauts dans ce récit et j’ai tourné les pages avec intérêt et hâte de savoir le fin mot de l’histoire. Vraiment, un très bon roman, une auteure à suivre, je vous le confirme.

La coupure, Fiona Barton
Fleuve Éditions, 2018

Autre roman de l'auteure sur le blogue: La veuve

lundi 12 novembre 2018

Adolphus, Hervé Gagnon

Une fois de plus, je ressors ravie d’un roman d’Hervé Gagnon avec cette dernière enquête de Joseph Laflamme. Il sait faire monsieur Gagnon afin qu’on laisse de côté toutes activités lorsque l’on plonge dans un de ses écrits. Comme pour le cinquième tome, je me suis laissé prendre par les rebondissements que nous fait vivre ce bon Laflamme au fil d’une de ses enquêtes journalistiques.
En effet c’est un sacré moineau que ce Joseph avec ses qualités et ses défauts dont certains irritent de plus en plus les policiers qui en ont soupé de le voir fouiner dans leurs enquêtes mais surtout de l’attitude condescendante de Laflamme à leur égard.
Faut dire qu’il n’a pas la langue dans sa poche le Joseph. Adepte de justice il n’est pas vraiment en ''amour'' avec toutes formes de négligences lorsqu’il est question d’enquête policière alors, il se permet sans hésiter de mettre la main à la pâte malgré son impopularité aux yeux de la force constabulaire montréalaise.

Et notre ami ne sera pas longtemps ''en vacances'' car lors d’une visite dans un cirque ambulant qui s’est installé au parc Sohmer, notre héros, en compagnie de Mary, sa fiancée, ainsi que de sa sœur Emma et Mc Creary le petit ami de celle-ci, vont être ‘’témoins’’ bien malgré eux d’un événement crapuleux. Près d’un chapiteau du cirque, un couple a été retrouvé assassiné et semble-t-il, les meurtres auraient été commis avec l’aide d’une hache, la même qui était exposée dans une vitrine du cirque quelques heures plutôt; la même qu’avait utilisée Adolphus Dewey pour le meurtre de son épouse en 1833, soixante ans plus tôt. Pas besoin de vous dire que cette macabre découverte va attiser la curiosité de Laflamme et il n’hésitera aucunement à mener sa propre enquête.

Bon voilà, je n’ajouterai pas plus à l’histoire mais je vous préviens, une fois commencé, ce dernier volet ne vous laissera aucun répit. L’enquête va s’avérer assez difficile car les lieux où se situe une bonne partie de l’action n’inspirent pas vraiment confiance.  Sise en plein milieu de l’univers forain où se côtoient autant de drôles de personnages, certains grotesques d’autres très inquiétants ces lieux et ces gens vont apporter bien des difficultés à Joseph car faire affaire à des forains vivant dans un univers unique et secret ne sera pas de tout repos pour notre héros.

Adolphus est un polar au récit très bien construit par Hervé Gagnon qui a réussi à insérer des détails historiques ce qui donne comme résultat une lecture vraiment très intéressante. De plus, Gagnon est doué pour nous transporter dans un Montréal de 1893 comme si on y était. Il installe l’enquête, les lieux, les personnages, les décors en évitant longueurs et répétitions bien au contraire, habilement, il offre une histoire accrocheuse et on n’a qu’une envie; suivre Laflamme jusqu’au bout et pour moi, c’est signe d’un excellent moment de lecture.

Adolphus, Hervé Gagnon
(Une enquête de Joseph Laflamme)
Libre Expression, Expression noire, 2018

Autres romans de l'auteur sur le blogue: Chemin de croix (Enquête de Patrick Kelly)Joseph (Enquête de Joseph Laflamme)

Pour connaître l’affaire Adolphus Dewey, dont il est question dans le roman, c’est ICI