mardi 17 juillet 2018

En mots et en images # 18


Il y a un sacré bout que je n'avais déposé mes petits montages que je fais de citations tirées de mes lectures ou puisées ici et là de mes balades sur la toile. Donc voici l'image # 18 en attendant un prochain billet.


(c) SF2018

mercredi 11 juillet 2018

Plein sud, Suzanne Marchand

Marie décide de mettre les voiles et de quitter son mari  manipulateur afin non seulement de reprendre sa vie en main mais aussi retrouver sa propre identité et effacer celle que Robert lui impose. Une nuit n’en pouvant vraiment plus, Marie décide de fuir et au volant de sa voiture elle prend la direction de Blue Parrot Key, en Floride.
En cours de route elle ne se doutera pas que lors d’un arrêt repas,  quelqu’un va poser sous sa voiture un objet qui va lui apporter bien des soucis au fil de son voyage. En fait, sans le savoir, elle sera suivit par des trafiquants mais aussi par Nic, un gars bienveillant qui,  comme par enchantement,  apparaîtra toujours au bon moment.

Cette histoire qui semble bien ordinaire m’a plu au bout du compte car je ne déteste pas ce genre de roman dans lequel l’intrigue tient bien la route. Aucun détail superflu, aucune longueur, ce thriller mêlant enquête policière et opération illicite offre également le plaisir de parcourir une partie du sud des États-Unis aux côtés de Marie, Nic et compagnie. Moi qui aime bien voyager au travers mes lectures, j’ai vraiment apprécié.

Cependant, je me dois de dire que bien que le suspense soit continu, la plume de Suzanne Marchand est efficace même si certains passages et événements ne m’ont pas vraiment surprise ayant deviné de quoi il en résultait. Mais c’est bien peu comme bémol car très honnêtement, l’auteure écrit bien et en plaçant dès le début l’intrigue, je me suis vite sentie happée par le récit.

Finalement, malgré quelques petits défauts, Suzanne Marchand nous offre un premier roman intéressant et je n’hésiterai pas à la suivre dans ses prochains écrits.

Plein sud, Suzanne Marchand
Guy Saint-Jean, 2018, 392 pages

samedi 7 juillet 2018

Neuf belles années!

Et oui déjà neuf ans! Neuf belles années de lectures, de découvertes, de suggestions, de jasettes, de superbes rencontres littéraires, bref, grâce à vous ce blogue respire le plaisir de vous lire mes ami.e.s  et continue sa route.
Merci pour tout ça, merci d'être là.

samedi 30 juin 2018

La fille dans les bois, Patricia MacDonald

Quinze ans après un drame épouvantable, Blair Butler va revenir dans la ville de son enfance pour revoir sa sœur Céleste qui en est à ses derniers jours, se meurt d’un cancer. Mais avant de quitter vers un autre monde Céleste va lui confier quelques secrets dont celui-ci et non le moindre : ''Ce n'est pas lui, murmura-t-elle. J'étais là.''
Surprise et bouleversée, Blair va comprendre que sa sœur fait allusion au meurtre de leur amie Molly, assassinée il y a quinze ans dont le coupable croupit en prison depuis tout ce temps. Blair va faire la promesse à Céleste de tout faire pour que justice soit rendue.
Mais Blair va devoir faire face à bien des embûches dont le refus catégorique des policiers d’ouvrir à nouveau le dossier. Même les parents de la victime vont rejeter du revers de la main l’aveu de Céleste. Mais la jeune héroïne va faire fi de tout ça et va s’entêter à tenir sa promesse jusqu’au bout envers et contre tous.

La fille dans les bois n’est pas ma première balade au fil des mots de Patricia MacDonald et malgré un laps de temps à la relire, je retrouve avec plaisir la plume de cette auteure au talent indéniable. En fait l’écriture de MacDonald est simple et avec ce dernier roman, elle arrive à nouveau à nous servir un bon suspense. Le récit se lit bien et suivre la quête de Blair est intéressant.  Les personnages secondaires sont bien utilisés. Que l’on parle de l’oncle raciste, collectionneur d’objets nazis, ou encore de policiers têtus et de voisins cachant des comportements plus que bizarres, tous ont leurs petits côtés disons hors de l’ordinaire ce qui ajoute à l’intrigue.
Cependant, je ressors quelque peu déçue de cette lecture et la raison de cette déception est que j’ai présumé du véritable coupable du meurtre de Molly avant la fin. Mais malgré ça, Patricia MacDonald nous offre un bon polar et est plaisant à lire. En somme, une lecture agréable tout simplement.

La fille dans les bois, Patricia MacDonald
Traduction : Nicole Hibert
Albin Michel2018, 320 pages

lundi 25 juin 2018

Soupers de filles, Pascale Wilhelmy


Il y a de nous dans ce livre. Des moments, des vérités. Des histoires inventées. J’ai combiné ce qui s’est vraiment produit, ce qui a failli se produire, ce que j’ai imaginé aussi. Afin d’éviter qu’on se reconnaisse trop, j’ai réduit notre nombre. De six, nous sommes passées à cinq dans ces pages. Les unes, les autres, j’ai emmêlé nos défauts, nos qualités. Du moins, j’ai essayé. Très fort.

En fait, Pascale Wilhelmy s’est inspirée des soupers partagés avec ses amies pour nous raconter plein de tranches de vie vécues par cinq femmes devenues proches l’une et l’autre au fil des années. En de courts chapitres, Pascale, la narratrice, nous dévoile les confidences et ressentis de ce quintet féminin sur leur vie amoureuse, leurs rêves, leurs joies et déceptions, leur boulot, leurs beaux et moins beaux moments en laissant place aussi à des d’anecdotes cocasses et de fous rire.

Que ce soit sous les révélations d’Alex, Lily, Juliette ou celles de Kim et Pascale, et même si certaines effusions sont plus directes que d’autres, le respect, la sincérité et surtout cette belle amitié entre ces filles bien j’avoue que c’est ce que j’ai le plus apprécier de cette lecture.
Bon j’admets, je ne suis pas vraiment friande de ce genre de livre par contre, je n’ai pas détesté la tangente qu’a pris l’auteure en évitant le roman-feuilleton mais en reflétant la réalité des femmes d’aujourd’hui avec leur indépendance et leurs différences.

Finalement, une lecture légère, simple avec ses qualités et ses défauts à l’image de ses héroïnes. À lire pour un bon moment de détente.

Soupers de filles, Pascale Wilhelmy
Libre expression, 2018, 208 pages

dimanche 17 juin 2018

La route sauvage, Willy Vlautin

La Route sauvage scelle la rencontre sincère et émouvante entre un gamin en cavale et un vieux cheval : Charley, quinze ans, délaissé par un père insouciant, et Lean on Pete, une bête destinée à l'abattoir. Afin d'aider l'animal à échapper au destin funeste qui l'attend, Charley vole un pick-up et une remorque, et tous deux entreprennent un voyage vers le Wyoming où vit, aux dernières nouvelles, la tante de Charley. Ce périple de près de deux mille kilomètres sur les routes de l'Ouest américain ne sera pas de tout repos, et l'adolescent vivra en un seul été plus d'aventures que bien des hommes au cours de toute une vie... 

Dès les premières lignes j’ai su que j’aurais de la difficulté à refermer les pages de ce roman. Moi les histoires qui me parlent de voyage initiatique, d’animaux, de force et désir de vivre et de détermination à se sortir d’une misère qui s’infiltre dans les pores de la peau depuis un sacré bout ben je suis preneuse. Non parce que dans mes lectures je deviens voyeuse et que je me nourris du malheur de mes personnages bien au contraire, j’aime lire sur le courage et la bonté du cœur tout simplement.
Dans La route sauvage il est question de beaucoup de courage, d’amour et de respect. Bien sûr pour atteindre tant nos émotions, nous virer le cœur à l’envers pour ce qui arrive au jeune Charley, l’auteur, en évitant un ton trop pathétique, nous dévoile petit à petit ce qui a poussé le jeune adolescent à ne compter que sur lui-même.

Et c’est une sacrée belle histoire que Vlautin nous raconte en nous invitant à suivre les pas de Charley qui, suite à un événement dramatique, décide de s'enfuir avec son copain Lean on Pete pour le sauver d’une mort certaine mais aussi pour se sauver lui-même de cette vie qui ne lui apporte que malheurs et déceptions. Il ne lui reste que peu d’espoir de connaître une vie meilleure ; celui de retrouver sa tante Margie pour que tout puisse redevenir possible.
Une ballade pas vraiment de tout repos entre Portland et le Wyoming que va se taper Charley.  Sur une route sauvage Charley va connaître la faim, le froid, la violence. Il va aussi faire de drôles et de difficiles rencontres sur ce territoire peu hostile mais l’adolescent, à force de volonté, de courage et de son désir de protéger son copain cheval,  n’abandonnera pas et va se tenir debout afin d’atteindre le but qu’il s’est donné.

C’est un excellent roman que La route sauvage. Dur, touchant, bouleversant. Au fil des pages j’ai ressenti bien des émotions passant de la peur à la colère et la tristesse. Je me suis inquiétée pour le jeune Charley pour qui j’ai éprouvé de la tendresse dès les premières lignes. J’ai été très émue par la très belle relation d’amitié entre le jeune homme et ce cheval destiné à l’abattoir.

Quel beau récit! Quel beau voyage malgré les embûches et les ennuis car il n’y a pas que des mauvaises rencontres au bout du compte, il y a aussi la sensibilité, l’amitié, des cœurs bons sans oublier les descriptions des paysages de l’Ouest américain que l’auteur nous fait découvrir sous le regard de Charley.
Une écriture belle, simple et profonde à la fois.  Une histoire à découvrir, un roman qui vaut le détour  vraiment.

La route sauvage, Willy Vlautin
Albin Michel, 2018



dimanche 10 juin 2018

Eleanor Oliphant va très bien

Eleanor Oliphant est un peu spéciale.
Dotée d’une culture générale supérieure à la moyenne, peu soucieuse des bonnes manières et du vernis social, elle dit les choses telles qu’elle les pense, sans fard, sans ambages.
Fidèle à sa devise « Mieux vaut être seule que mal accompagnée », Eleanor évite ses semblables et préfère passer ses samedis soir en compagnie d’une bouteille de vodka.
[…]  Mais tout change le jour où elle s’éprend du chanteur d’un groupe de rock à la mode.
Décidée à conquérir de l’objet de son désir, Eleanor se lance dans un véritable marathon de transformations. Sur son chemin, elle croise aussi Raymond, un collègue qui sous des airs négligés, va lui faire repousser ses limites.[…]


D’entrée de jeu je vous fais confidence que je ne m’attendais pas du tout à ce genre de roman. Honnêtement je croyais à un roman trop léger, quelque peu à l’eau de rose bref, une histoire sans trop d’attentes, Mais voilà que, dès les premières lignes, j’ai été agréablement surprise en découvrant un personnage comme je les aime: une femme marginale, différente, secrète, n’ayant pas la langue dans sa poche et bien que de temps à autre elle oublie le respect, cette Eleanor m’a bien plu.

Bon, d’après le titre; Eleanor va très bien. Oh mais au fil des pages on découvre que ce n'est pas tout à fait vrai et apparaissent alors les côtés plus sombres de la vie de ce personnage. Penchant pour la vodka, agressive lorsque l'on essaie d’entrer dans sa bulle, asociale mais en fait, l’ennui la ronge plus qu’on ne le croit car sous ses petits travers se cache une Eleanor triste, esseulée, blessée au passé plus que secret. Mais un beau jour, une rencontre fortuite va changer la routine de la dame et bouleverser son destin plus qu’elle ne s’y attendait.

Je vous l’ai écrit plus haut, j’ai vraiment aimé ce roman. L’histoire est bien écrite et est tout autant drôle qu’émouvante. Gail Honeyman nous propose le portrait d’une jeune femme qui ne l’a pas toujours eu facile en alternant des moments de tendresse et des instants plus difficiles même tragiques. Une Eleanor autant touchante qu’énervante parfois mais au bout du compte, très attachante.
Oui c’est une lecture doudou, mais cette histoire est belle et on prend plaisir à la  découvrir doucement. Un premier roman réussi, une plume que je n’hésiterai pas à lire à nouveau.

Eleanor Oliphant va très bien, Gail Honeyman
Fleuve Éditions, 2018