lundi 14 mars 2016

City on fire : Garth Risk Hallberg

Résumé :
31 décembre 1976. New York se prépare pour le réveillon. Chez les Hamilton-Sweeney, Felicia accueille financiers et mondains tandis qu'à l'autre bout de la ville, dans le Lower East Side, Charlie, venu de Long Island, attend Sam pour assister à un concert punk. […]
À quelques encablures de là, dans Hell's Kitchen, Mercer Goodman tourne et retourne un délicat carton d'invitation. Et s'il se rendait à la réception des Hamilton-Sweeney pour retrouver Regan, cette sœur que William, en rupture avec sa famille, lui a toujours cachée ?[…]
Bientôt, des coups de feu retentissent dans Central Park.
Une ombre s'écroule dans la neige… Qu'est-ce qui peut bien unir ces êtres – qui n'auraient jamais dû être amenés à se rencontrer – à un meurtre commis au cœur de Central Park ? Au sein de ce roman choral, leurs histoires s'entremêlent et nous entraînent dans les recoins les plus infimes de la ville.

Mon avis
Ça m’a pris un bout avant de venir vous jaser de cette lecture. Un si dense roman, (tout près de mille pages), ne se lit pas d’un trait et bien en assimiler l’histoire afin d’en faire le pour et le contre ne se fait pas non plus en criant ciseau.  J’ai noté des passages, j’ai écrit mes impressions du moment sur certains personnages et quelques situations, me suis demandé de quelle façon en parler : en un long ou en un plus court billet? Je ne savais plus alors j’ai mis de côté mes feuillets et n’y suis revenue qu’hier. Alors me voilà pour venir vous jaser d’un roman qui m’a plu certes mais qui m’a aussi déçue par quelques parties trop volumineuses.

City on fire c’est une plongée dans un New-York sous ses années soixante et dix, années de décadence avec ses punks, sa musique, sa culture, l’argent, son homophobie encore omniprésente, ses politiques et abus de pouvoir. Bref, une ville américaine unique et excessive à la fois.

City on Fire c’est New York oui mais c’est aussi les parcours de fameux personnages dont les routes vont se croiser et s’entremêler jusqu’au point final. Un roman choral dans lequel il y a plus d’un narrateur nous racontant leur vie avec leur peurs, faiblesses, dérives, leurs promesses et espoir. Des personnages puissants dont les cheminements de vie respectifs sont intéressants à suivre autant à travers l’intrigue actuelle que par d’habiles retours en arrière. Que ce soit pour Charlie, Samantha, William, Mercer, Keith et autres, l’auteur nous décrit parfaitement ces dissemblables destins.

City on fire est un très, très gros pavé dont l’histoire est captivante mais j’avoue que sa densité m’a gênée par moments car certains passages  malheureusement trop longs, m’ont lassée, notamment quelques ‘’interludes’’ dans lesquelles j’aurais apprécié des coupures mais bon, outre ces petits détails négatifs, ce roman a été pour moi un réel plaisir de lecture.

City on Fire, Garth Risk Hallberg
Plon, 2015.



Pages 964-965

Black out New York Juillet 1977  
Source: noisey.vice.com


Merci aux Editions Plon

6 commentaires:

Kidae a dit...

1000 pages ! Je passe mon tour... :P

Gabriel a dit...

Il me tente bien. Une de mes amies l'avait avec elle et j'ai lu quelques passages. Je vais finir par le lire ;)

Marie-Claude Rioux a dit...

Une très très belle découverte, mais... c'était un peu long! Oui, pour l'époque, oui pour l'atmosphère, oui pour les personnages, mais... un peu long! N'empêche, je suis très curieuse de lire le deuxième roman de ce jeune auteur. En espérant que ce soit un peu plus ramassé!
Je vois que tu lis le dernier Biz? Hâte de savoir ce que tu en as pensé.

Suzanne a dit...

@ Kidae

Surtout qu'il y a certaines parties que j'aurai coupé. C'est long par bout, je l'admets.

Suzanne a dit...

@ Gabriel

Bonne future lecture Gabriel mais gardes-toi du temps ;-)

Suzanne a dit...

@ Marie-Claude

Oui il y a des passages que je n'aurais pas insérés et qui, selon moi, ne sont pas nécessaire mais pour l'ensemble, c'est une belle découverte.