mardi 30 décembre 2014

La Route de Parramatta : Louise Simard

Résumé
Parramatta, une rivière, une route, un bout du monde en Australie, où se retrouvèrent en mars 1840, 58 patriotes exilés par les autorités britanniques. Depuis leur interminable attente dans la prison du Pied-du-Courant, à Montréal, et jusqu'à leur vie de forçats dans le camp de travail de Longbottom sur le continent australien, La route de Parramatta raconte le destin étonnant de ces Canadiens.
Louise Simard, chargée de cours au Département des lettres et communications, ressuscite avec une grande authenticité l'aventure de ces exilés en mettant en scène Désiré Bourbonnais, Étienne Langlois et Hippolyte Lanctot, avec qui nous partageons des heures de danger, de courage, d'aventure et d'espoir. La Route de Parramatta : une inoubliable escapade dans les secrets de l'Histoire.

Mon avis (Lu il y a un bon bout)
Un bout de l’histoire des Patriotes québécois que je ne connaissais pas. Une partie de l’histoire désolante voire même choquante du sort réservé à 58 patriotes forcés d’exil vers l’Australie, un pays inconnu à l’autre bout du monde tout simplement parce qu’ils ne désiraient que sauver leur propre pays du joug britannique et obtenir la souveraineté.
Après un voyage en mer dans des conditions inhumaines, ils se sont tous retrouvés prisonniers dans un camp situé sur la route de Parramatta en espérant être libérés rapidement grâce à l'intervention de l'évêque catholique irlandais de l'endroit. Mais en vain, ils durent apprendre à vivre et connaître les coutumes de leur «nouveau pays» en laissant de côté leur espoir de revoir un jour les leurs: femmes, enfants et parents.

Un excellent livre, bien documenté racontant sans artifices ni coups d’éclat le sort réservé à Didier, Hippolyte, Étienne et plusieurs autres qui, pour l’amour d’un pays, le leur, ont subit l’impensable. Certains sont morts, d’autres sont revenus et d’autres n’ont jamais refoulés de leurs pas ce pays tant aimé pour lequel ils ont tout sacrifié.

J’ai vraiment aimé ce livre, j’ai ragé et même pleuré en me disant: quel gâchis! Et tout ça pour rien car encore aujourd’hui ces sacrifices, ces morts, ces exils n’ont encore rien donné car le peuple québécois français, tout comme, le sang mêlé, le «sauvage» disparaît de plus en plus sans que personne ne bouge….Aberrant.

La Route de Parramatta : Louise Simard
Libre expression, 1998

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