samedi 10 janvier 2015

Blonde de Joyce Carol Oates

Résumé
Alors, en début de soirée, ce 3 août 1962, vint la Mort, index sur la sonnette du 12305 Fifth Helena Drive. La Mort qui essuyait la sueur de son front avec sa casquette de base-ball.
La Mort qui mastiquait vite, impatiente, un chewing-gum. Pas un bruit à l'intérieur. La Mort ne peut pas le laisser sur le pas de la porte, ce foutu paquet, il lui faut une signature. Elle n'entend que les vibrations ronronnantes de l'air conditionné. Ou bien... est-ce qu'elle entend une radio là.
La maison est de type espagnol, c'est une "hacienda" de plain-pied ; murs en fausses briques, toiture en tuiles orange luisantes, fenêtres aux stores tirés. On la croirait presque recouverte d'une poussière grise. Compacte et miniature comme une maison de poupée, rien de grandiose pour Brentwood.
La Mort sonna à deux reprises, appuya fort la seconde. Cette fois, on ouvrit la porte
De la main de la Mort, j'acceptais ce cadeau. Je savais ce que c'était, je crois. Et de la part de qui c'était. En voyant le nom et l'adresse, j'ai ri et j'ai signé sans hésiter.    J.C.O.

Mon avis (Lu il y a un bout)
Bien que ce roman fait plus de mille pages, je n’ai pas l’intention d’en écrire longuement sur le sujet tout simplement parce que ce qu’a fait Joyce Carol Oates d’un sujet aussi connu et médiatisé que Marylin Monroe et à découvrir page après page. Elle a un talent fou cette auteure et depuis le temps que je lis ses romans,  elle m’étonne à chaque fois.
Oates nous offre, à sa façon, Blonde, écrit romancé sur la vie vue de l’intérieur d’une icône du cinéma américain, sur un plateau d’argent.  Le véritable propos de ce bouquin est de nous démontrer  ce que fut Marilyn du moins ce qu’elle aurait pu être en dehors de sa vie professionnelle.

Oates nous raconte Norma Jean Baker dès son jeune âge, près de sa mère et sa grand-mère. Elle nous décrit les dessous de son adolescence, ses relations amoureuses, ses liaisons avec Miller, Kennedy sous un regard différent de tout ce qui s’est écrit à ce jour. Elle nous raconte non pas le mythe, non pas l’idole mais la fillette, la femme entourée par la folie, la solitude d’une détresse et d’une fragilité et  constamment à la recherche de l’autre (père, mère, amitié, amour).
Bref, un excellent bouquin qui, malgré son nombre de pages, vaut la peine d’être lu car  vraiment passionnant.

Blonde de Joyce Carol Oates
Livre de poche, 2000

Lus de l'auteure: Hantises Le goût de l'Amérique - Nous étions les Mulvaney - Petit oiseau du ciel

2 commentaires:

line a dit...

Je garde un bon souvenir de cette lecture , j'avais beaucoup aimé aussi.

Suzanne a dit...

@ Line

Tu m'en vois heureuse car cette lecture vaut vraiment la peine d'être lue.