jeudi 19 février 2015

Pieds nus dans l’aube de Félix Leclerc


Présentation de l'éditeur
Premier roman de Félix Leclerc, Pieds nus dans l'aube est une chronique des jours heureux. Un roman où souffle le vent du large, écrit avec le bonheur et la santé d'un peintre qui brosse en chantant la fresque de son enfance. Avec ce roman, Félix Leclerc rend hommage à l'amitié, à l'amour et à la famille qui, seule, sait préparer l'enfant à affronter le monde adulte.

Mon avis (Lu il y a quelque temps)
Il y a un sacré bout que je voulais lire ce roman de ce grand auteur québécois et laissez-moi vous dire que je regrette de ne pas m’y être plonger bien avant. Quel beau moment de lecture! Quelle plume débordante de poésie d’un amoureux de la beauté de la vie qu’il nous décrit par des mots qui bercent et enchantent dès qu’on parcourt les premières pages :

Nous sommes tous nés, frères et sœurs, dans une longue maison de bois à trois étages, une maison bossue et cuite comme un pain de ménage, chaude en dedans et propre comme de la mie.
Coiffée de bardeaux, offrant asile aux grives sous ses pignons, elle ressemblait elle-même à un vieux nid juché dans le silence. De biais avec les vents du nord, admirablement composée avec la nature, on pouvait la prendre aussi, vue du chemin, pour un immense caillou de grève.
C'était en vérité une têtue, buveuse de tempêtes et de crépuscules, décidée à mourir de vieillesse comme les deux ormes, ses voisins.

Superbes mots qui nous accompagnent comme ça tout au long du récit. Un monde de couleurs, d’images, de nature, de la beauté de la vie que nous offre Félix Leclerc. Qu’il nous parle de ses amis, Ludger et Fidor,  de sa mère, de son père, du coin de pays de son enfance ou encore de sa découverte de la musique, l’auteur nous en parle avec tendresse, respect et amour.

Un premier roman qui date mais seulement en chiffre croyez-moi car la beauté des mots de Leclerc est une véritable découverte à chaque ligne et deviennent inévitablement un gros coup de cœur.

Pieds nus dans l’aube de Félix Leclerc
Fides, 2013

Lu dans le cadre de la lecture commune printanière 2014 du Café La Jasette

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