dimanche 15 octobre 2017

Maître Glockenspiel, Philippe Meilleur

Despote mégalomane et irascible, Maître Glockenspiel règne d'une main de fer sur un pays sans nom. Sa vie toute de confort et de raffinement devrait le combler, mais pourtant, depuis quelque temps, il est mélancolique - et le malaise qui l'étreint sape aussi son royaume. L'économie bat de l'aile, les aristocrates dégénérés complotent plus que jamais contre lui et le peuple, ingrat et paresseux, végète entre deux combats de lutte politique. C'est bien simple : tout va mal, et même sa magnifique collection de bombes atomiques ne parvient pas à lui remonter le moral. Roman dystopique entre l'absurde et la satire, Maître Glockenspiel transporte le lecteur dans un monde qui pourra lui sembler étrangement familier. Ce serait là un pur hasard.

Quel drôle et bizarre de personnage que ce Glockenspiel qui règne en roi et maître sur un pays où la diplomatie a fait place depuis belle lurette à un état dont les citoyens sont soumis à l’ordre établit par un despote rêvant autant d’arme nucléaire que d’être la victime d’un assassinat. Bizarre mais surtout cruel, sans émotion et machiavélique à souhait. Tout ce qu’il désire c’est de remettre à flot l’économie déficiente de son ''royaume'' en laissant tout ce qui est humain de côté dans le but d’atteindre son objectif.

Un roman où le bonheur n’existe pas malgré quelques brindilles d’espoir avec des êtres comme Tyler, l’Artiste et même Valentina. Heureusement car bien que l’on ressente le ton satirique tout au long du roman par quelques bons passages humoristiques, j’ai perdu plus d’une fois le sourire car malheureusement les travers de Maître Glockenspiel m’ont tapé royalement sur les nerfs.

Pourtant j’aime les personnages marginaux, différents mais lui c’est trop, beaucoup trop. Oui je sais, c’est de la fiction et j’avoue que l’auteur a de l’imagination pour poser ainsi un regard bien particulier sur l’absurdité mais je ne sais pas, je n’ai pas embarquée entièrement dans le récit. Pourquoi? Je ne sais trop mais peut-être que cette histoire d’univers totalitaire dans un futur non nommé qui, en y pensant bien, n’est peut-être pas si loin de nous, ne me fait pas rire aussi absurde qu’il paraît.  Enfin je suis peut-être passée à côté de quelques détails qui auraient fait en sorte que ce billet soit moins confus mais à vous de voir et si le cœur vous en dit; vous me direz.

Maître Glockenspiel, Philippe Meilleur
VLB éditions, 2017

2 commentaires:

Malorie Leduc a dit...

Quand tu as dis que tu le lisais, ce synopsis m'a beaucoup intrigué.
Là, avec ton avis, je suis toujours tentée de voir ce qu'il en est mais d'un autre, je freine un peu des pieds. Je le note pour le lire à l'occasion. Bises chère amie

Suzanne a dit...

@ Malorie

Tu sais, ce n,est pas un mauvais roman mais seulement un de ceux qu'il faut lire avec vraiment intérêt. Si tu aimes l'humour absurde en pleine dystopie et cerné de sarcasme, ce lire pourrait te plaire. ;-)