mercredi 4 octobre 2017

Tsunamis, Michel Jean

« Dix ans plus tard, Colombo a changé. Mais la haine reste partout palpable. Elle s'est infiltrée dans l'air, s'est imprégnée jusque dans le béton des murs et l'asphalte des rues sales. »

En décembre 2004, un tsunami frappe le Sri Lanka, un pays déjà déchiré par une guerre civile qui dure depuis vingt ans. Le journaliste Jean-Nicholas Legendre est dépêché sur les lieux alors qu'il a du mal à se sortir de son propre tsunami intérieur.
Chargé de couvrir les conséquences de la catastrophe, il se rend dans le Nord, contrôlé par les Tigres tamouls, qui s'opposent au gouvernement central majoritairement composé de Cinghalais. Les circonstances tragiques auxquelles Jean-Nicholas sera confronté l'amèneront à accepter le drame qui a bouleversé son existence et à se réconcilier avec la vie.

J’aime la plume de Michel Jean depuis ma première lecture de ses mots avec Elle et nous. Depuis, je lis ses écrits et lorsque ce tout dernier roman est arrivé chez moi, je n’ai pas hésité à m’y plonger malgré qu’à ce moment-là, je n’étais pas vraiment d’humeur à lire une histoire qui me parlerait d’événements tragiques. J’avais plutôt le goût de légèreté mais ma curiosité l’a emporté et dès les premières pages, j’ai accroché à l’histoire de Jean-Nicholas, journaliste de métier qui, suite à une tragédie personnelle, a peine à se remettre de celle-ci. Désirant ''changer d’air'' il accepte d’aller couvrir le triste événement du Tsunami de 2004 au Sri Lanka.

En fait, il n’est pas facile de rester indifférent(e) face à cette lecture. Suivre le parcours de Nicholas dans un pays en pleine désolation non seulement touché par la force de la nature mais aussi par une guerre civile qui aura des répercussions autant psychologiques que physiques sur les belligérants mais aussi sur les civils captive autant que ça bouleverse.

Au risque de trop en dire,  je cesse ici les détails sur l’histoire. Cependant, au fil du récit laissez-moi vous dire que, outre Jean-Nicholas, le personnage de cette femme-soldat, Kamala, m’a beaucoup plu. J’ai beaucoup aimé la rencontre entre Kamala et Jean-Nicholas, deux personnages très différents l’un de l’autre mais si semblables au cœur de leurs blessures personnelles.

Avec Tsunamis Michel Jean a réussi le pari de nous offrir un très bon roman malgré une trame de fond pas trop joyeuse. Les sujets abordés sont difficiles mais l’auteur a évité la complaisance et les larmoiements ce qui aurait pu rendre le récit trop lourd.  Bien au contraire, Michel Jean a su fort bien construire cette histoire dans laquelle je ne me suis ennuyée en aucun temps. Au final le résultat est que ce roman captive, émeut par moments et offre également un voyage au cœur d’un pays aux politiques plus que douteuses. Bref, un réel plaisir de lecture.

Tsunamis, Michel Jean
Libre Expression, 2017 


Autres romans de l'auteur sur le blogue:
Elle et nous Le vent en parle encore

2 commentaires:

Claude Lamarche a dit...

Je me demandais... eh bien maintenant, je sais.

Suzanne a dit...

@ Claude
C'est bon de savoir avant... quelques fois ;-)