mardi 30 décembre 2014

Pauline Julien, la vie à mort : Louise Desjardins

Résumé 
Qui connaît mon nom et mon vrai visage ? Je suis la petite triste et je me demande quelle est ma place, où vivre et comment vivre.”
Ces phrases, la chanteuse québécoise Pauline Julien les écrivait dans son journal intime, le 30 mars 1964. Sa biographe, Louise Desjardins, a découvert, en voulant raconter la vie de la chanteuse, l’extrême vulnérabilité de celle qui projetait une image de femme invincible. “Il y avait ce décalage constant entre le personnage et la femme bourrée de contradictions. Elle aspirait à la solitude mais était incapable de l’assumer. Elle souffrait d’une angoisse profonde qui ne lui laissait de répit que lorsqu’elle montait sur scène…”


Mon avis (Lu il y a longtemps)
Chanteuse québécoise, interprète des plus grands auteurs de la francophonie: Bretch, Vian, Vigneault, Tremblay et plusieurs autres, Pauline Julien fût tout autant une militante très engagée et par sa voix, elle a su nous faire entendre les cris des québécois et des femmes qui n'avaient appris qu'à se taire.

Louise Desjardins, suite à un impeccable travail de recherche et après plusieurs entretiens avec les proches, amis et collaborateurs de madame Julien, nous présente dans cette biographie un être humain, un être passionné autant dans sa carrière que dans sa vie privée. Un portrait magnifique d’une femme, d’une amie, d’une amoureuse de la langue française, de sa culture et de son pays.

J'ai parcouru les pages de ce livre avec bonheur mais aussi avec peine et nostalgie. J'ai appris d'autres côtés de cette interprète. J'ai lu combien elle n’avait aucunement confiance en elle, combien elle était fragile. Et j'ai eu mal de savoir l'énorme souffrance qui l'habitait.
Un style propre, limpide, sans romance, Louise Desjardins nous présente cette grande dame avec clarté et surtout avec amour Un respectueux récit de la vie à mort de cette grande dame de la culture québécoise.

Pauline qu'on attendait
Pauline qui est v'nue
Pauline dont on a besoin
Pauline dont on a besoin pour « arriver »
Au milieu de la vie, peut-être à la veille de... je t'aime.
(Michel Tremblay)

Pauline nous aime, malgré nous! Malgré que nous soyons inconstants, infidèles, Pauline nous aime. Malgré notre froideur, Pauline s'étonne. Malgré notre indifférence, Pauline surveille nos regards et traduit dans sa voix, son désir de nous voir vivre. (Clémence Desrochers)

Pauline Julien, la vie à mort : Louise Desjardins
Leméac 1999

Aucun commentaire: