lundi 19 janvier 2015

L'Orangeraie de Larry Tremblay

Résumé
Quand Amed pleure, Aziz pleure aussi. Quand Aziz rit, Amed rit aussi.
Ces frères jumeaux auraient pu vivre paisiblement à l’ombre des orangers. Mais un obus traverse le ciel, tuant leurs grands-parents. La guerre s’empare de leur enfance et sépare leurs destins. Des hommes viennent réclamer vengeance pour le sang versé.
 Amed, à moins que ce ne soit Aziz, devra consentir au plus grand des sacrifices. Et tous payeront le tribut des martyrs, les morts comme ceux qui restent.

Larry Tremblay  frappe encore un grand coup, mais vise cette fois le cœur, laissant au lecteur le soin de départager les âmes pures des fourbes, les fanatiques des héros. Un texte à la fois actuel et hors du temps qui possède la force brute des grandes tragédies et le lyrisme des légendes du désert.

Mon avis 
Un roman bouleversant c’est vrai, une histoire dérangeante comme tous les récits où il est question de guerre, de morts, de terreur vécue au quotidien. Oui c’est une histoire de  croyances et de batailles au nom de celles-ci et j’avoue que même après ma lecture je reste totalement dans l’incompréhension face à ce genre de luttes et tous ces sacrifices de vies humaines justement au nom de leurs croyances!
Je ne vous cacherai pas que je ressors aussi de cette lecture avec  un sentiment de profonde tristesse face à tous ces morts, face à ces assassinats au nom de la vengeance, au nom d’un Dieu et pour sauver l’honneur!!!!  Non je n’endosse pas ça et n’accepterai jamais toutes formes de guerres et de violences.

Cependant, j’ai beaucoup aimé l’écriture de Larry Tremblay. J’ai aimé qu’il n’ait aucune hésitation à raconter les dommages subis par ceux qui restent, particulièrement les enfants. J’ai aimé que ses mots nous portent à réfléchir sur la notion du bien et du mal et surtout sur l’absurdité de la guerre, quelle qu’elle soit.
Une histoire dure, difficile et poignante et aussi, entre les lignes, l’espoir d’une paix universelle.

Quelques mots:
Je te parle avec de la paix dans ma bouche. Je te parle avec de la paix dans mes mots, dans mes phrases. Je te parle avec une voix qui a sept ans, neuf ans, vingt ans, mille ans. L'entends-tu?

L'Orangeraie de Larry Tremblay
Alto, 2013, 168 pages

Lu dans le cadre de 

6 commentaires:

Marie-Claude Rioux a dit...

Bouleversant, ce roman. Comme je l'écris là: un roman nécessaire, à lire un mot à la fois, et ce, malgré la gravité du sujet.
http://hopsouslacouette.blogspot.ca/2014/08/orange-amere.html
Ton lien est de nouveau sur mon blogue! Je manquais de place et il est disparu! J'ai arrangé ça!

Suzanne a dit...

Oui tu as raison; un roman bouleversant.
Ce n,est pas un coup de coeur pour moi mais cependant; je n'hésiterai aucunement à en conseiller la lecture.

Merci pour tes mots et merci pour mon lien; je l'apprécie vraiment.

Marguerite a dit...

Il a l'air très très dur, peut-être trop pour moi...

Grominou a dit...

Un thème difficile, mais la plume magnifique de Larry Tremblay en facilite la lecture, selon moi.

Suzanne a dit...

@ Marguerite
Dur mais fort bien écrit; ça aide .

Suzanne a dit...

@ Grominou

En effet et l'écriture de l'auteur apporte un baume à tout ça . Heureusement.