vendredi 6 février 2015

Parapluies de Christine Eddie

Résumé
La pluie a commencé à tomber le jour où Matteo a disparu. Jusqu’à son départ précipité, Béatrice ne pensait pas qu’elle aurait besoin d’un gilet de sauvetage. Pour garder la tête hors de l’eau, elle s’accroche à Aisha, une jeune Somalienne qui entre à l’improviste dans sa cuisine à l’heure des actualités. La main dans celle de l’adolescente, elle attend le retour de l’homme avec lequel elle vit depuis quinze ans.
Pendant ce temps, Francesca ronchonne au rez-de-chaussée, Daphnée rêve de rencontrer le docteur Jivago et Thalie trame un plan fabuleux qui lui permettra de retrouver son père.
Entre l’Italie et le Québec, à l’ombre d’un HLM et sous l’œil bienveillant de Barack Obama, les nuages s’amoncellent. Il pleuvra pendant trente-quatre jours. Le temps de découvrir que les parapluies sont des refuges nécessaires, mais fragiles. Surtout lorsqu’un vent se lève.

Mon avis (Lu il y a un bout)
J’avais bien hâte de me plonger à nouveau au travers l’écriture de Christine Eddie dont les mots m’avaient conquise lors de ma lecture de Les Carnets de Douglas.
Et, dès les premières pages entamées, ma patience fût déjà récompensée. Quelle belle histoire! Quel beau récit plein d’émotions, de tendresse et d’humour. De très beaux personnages, différents mais ô combien semblables dans leur solitude.

Béatrice abandonnée par son époux disparu on ne sait où mais très présent tout au long du récit. Thalie jeune fille à la recherche de son père et croyant que Barac Obama pourrait être celui-ci puis il y aDaphnée, mal dans sa peau parce qu’obèse et carrément obsédée par la littérature. Trois êtres solitaires ne se connaissant pas et qui finiront par se rejoindre et s’entraider afin de supporter leurs petites et grandes misères.

Une histoire de solitude mais surtout d’amitié et de solidarité féminines que nous sert l’auteure par sa plume tantôt belle, tantôt douce, respectueuse, tantôt drôle et espiègle pour désamorcer simplement les mauvais côtés de la peine qu’offrent l’abandon et le rejet.
Parapluies est un très beau roman qui, malgré quelques côtés tristes et mélancoliques, n’est aucunement pathétique. Bien au contraire. C’est un roman dans lequel rien n’est à l’extrême, tout y est simple et profond à la fois.
Un très bon moment de lecture.

Parapluies de Christine Eddie
Alto, 2011

Lus de l'auteure: Je suis là - Les carnets de Douglas

2 commentaires:

Marie-Claude Rioux a dit...

Tiens, il me tente beaucoup... Ce sera mon premier Christine Eddie.

Suzanne a dit...

Et non le moindre je t'assure. Bonne future lecture.