jeudi 23 juillet 2020

Le jour où Kennedy n’est pas mort.

Sur la vie de J.F. Kennedy, sur celle de Jackie, de Robert et la famille Kennedy j’ai tout lu ou presque depuis un sacré bon bout alors lorsque j’ai vu le dernier titre de Ellory j’ai été surprise que celui-ci nous offre un roman sur ce sujet déjà surexploité. Mais comme l’auteur fait partie de mes chouchous littéraires, je n’allais pas m’arrêter  à ce ''petit détail'' après tout. Et grand bien me fasse car, avec  Le jour où Kennedy n’est pas mort,  Ellory a une fois de plus gagné son pari.

Sans pour autant avoir inventé le sujet, l’auteur nous offre une uchronie avec comme point de départ que J.F. Kennedy n’a pas été assassiné le 22 novembre 1963. Habilement, Ellory revisite l’histoire de cet événement marquant de la politique américaine où, aux alentours de ce jour-là,  Mitch Newman,  journaliste-photographe, va partir en croisade à la recherche de la vérité sur le suicide inexpliqué de Jean Boyd, son ex fiancée qui enquêtait justement sur le président et son entourage. Mitch va s’improviser enquêteur et s’aventurer dans les coulisses de la politique américaine là où magouilles, disparitions douteuses, morts mystérieuses, secrets bien enfouis sont le lot du célèbre clan Kennedy.

Le jour où Kennedy n’est pas mort est une uchronie certes, mais Ellory nous offre tout autant un roman policier mêlant à l’enquête quelques faits réels et personnages connus du contexte politique états-unien des années sixties. D’ailleurs j’ai beaucoup aimé ces passages du roman que j’ai trouvé palpitants et très bien construits.

Cependant, j’ai aussi ressenti de l’ennui par moments surtout où Mitch fait son introspection longue et pathétique malheureusement en ne cessant de tourner en rond sur sa relation avec Jean, les pourquoi, comment, tout ça en ne cessant de se culpabiliser et ça devient répétitif. Oui il est vrai que Ellory nous offre avec talent autant les côtés psychologiques de ses personnages que d’autres menus détails personnels de ceux-ci, mais j’avoue que le côté plaintif de Mitch m’a énervée.

Malgré ce petit bémol, la plume de Ellory est toujours aussi agréable à lire et ce dernier opus, bien que différent de ses écrits habituels, est gage d’un très bon moment de lecture.

Le jour où Kennedy n’est pas mort, R.J. Ellory
Sonatine, 2020

Autres romans de l’auteur sur le blogue :  Le chant de l'assassin Les anges de New-York - Les assassins Les fantômes de Manhattan - Mauvaise étoile - Papillon de nuit - Seul le silence - Un coeur sombre

2 commentaires:

Florinette a dit...

nal comme sujet, car c'est vrai que parfois on se pose la question à savoir quelles auraient été les conséquences historiques si certains personnages, à l'instar de Kennedy, avaient échappé à leur assassinat...
Belle journée ma Suzanne, je t'embrasse !

Suzanne a dit...

@ Florinette

En effet on aurait eu droit à de drôles de surprises. Belle journée mon amie. xx